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Colloque H. Florence > 4ème partie
Colloque Hercule Florence

Quatrième partie :
LEILA FLORENCE

LEILA FLORENCE : Ma présentation, en deux parties, s’intitule « Hercule Florence, Terrestre et Éthere : des Racines Artistiques de Nice au Théâtre Céleste ». Le Théâtre Céleste regroupe des dessins aquarellés et des manuscrits conçus comme un guide à l’usage des artistes désireux de composer des cieux en fond de paysages.

Avis :
Certaines des données citées dans ce travail différent de celles présentées par le Professeur Kossoy et Monsieur Luret. En fait, je me suis basée sur certains manuscrits découverts au Collège Florence de São Paulo, postérieurement à la recherche de Professeur Kossoy.
À titre d’exemple, le Premier Prix de la Polygraphie obtenu lors de l’Exposition Internationale à Marseille en 1874. Professeur Kossoy et Monsieur Luret s’étant basés sur d’autres manuscrits, ils n’étaient pas en possession de cette information.

Toute forme de reproduction, transmission, utilisation, diffusion, exposition, location, emprunt ou stockage, dans quelque système de récuperation, des informations et des images sans le consentement du détenteur des droits d’auteur et des musées qui abritent les oeuvres présentées est interdite.

La genèse artistique 
Durant l’année 2000, le Brésil a commémoré les 500 ans de sa découverte avec un ensemble de grandes expositions sur l’archéologie, sur l’art et outres domaines.
Le module sur la production des peintres étrangers, appelé « Le Regard Distant », a présenté les premières représentations picturales des artistes voyageurs. Toutefois, quelques lignes seulement furent consacrées à Florence dans le cadre de la photographie au Brésil au XIXe siècle.
Seuls les artistes possédant une formation académique classique ont été choisis, au mépris de l’œuvre de Florence et de sa riche contribution en qualité de dessinateur et de chroniqueur de l’expédition Langsdorff sur les fleuves Tietê et Amazone.
L’exclure parce qu’il n’a pas étudié dans une académie ou sous la tutelle d’un grand maître ou d’un noble, semble incongru, du moins discutable.
Un exemple notable est le tableau « Les Trois Indiennes Apiaká ». Daisy Pecinini de Alvarado, du Musée d’Art Contemporain de l’Université de São Paulo, montre en effet que l’allusion aux allégories mythologiques classiques y est clairement perceptible si on le compare aux « Trois Grâces » de Lucas Cranach de 1549.


HERCULE FLORENCE - « Les Trois Indiennes Apiaká », Amazone, 1828, aquarelle et encre de chine, 34,0 X 24,0 cm.
Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Je suggère qu'on voit pour comparer : Lucas Cranach « Les Trois Grâces », huile, 1549, Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City, Ohio, États-Unis, www.nelson-atkins.org ou www.wga.hu.

Ce dessin des trois indiennes Apiaká a composé un ensemble avec des indiens dans ses environnement que je vous recommende voir.

HERCULE FLORENCE - « Habitation des Apiaká sur l’Arinos », Amazone, 1828, aquarelle, 51,0 X 40,8 cm. Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg, Russie. Voir : Carelli, Mario - À  la découverte de l’Amazonie - Les Cahiers du Naturaliste Hercule Florence, Éditions Gallimard, Paris, 1992.

Daisy Pecinini et moi-même avons été toutes les deux commissaires de l’exposition sur l’expédition Langsdorff en 1995 à São Paulo. Nous avons comparé cette représentation à l’allégorie du cycle de la génération, de la maturation et de la transmutation de la terre dans son principe féminin de l’abondance : les femmes forment un demi-cercle et ont les mains liées, à l’image des divinités grecques. Ces références classiques de l’équilibre des formes et des traits renvoient Florence à son passé culturel et mythique, le reliant au référentiel de la Renaissance.


HERCULE FLORENCE - Famille Florence de Monaco, 1855, crayon et encre de Chine, 30,0 X 38,0 cm.
Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Augustine, la mère d’Hercule, était veuve. Elle a toujours encouragé ses enfants à développer leur héritage artistique. Comme cela a déjà été dit, Hercule a grandi entouré des peintures de son oncle maternel, Jean-Baptiste Vignalis, lui-même inspiré par le célèbre Jacques-Louis David. À cela s’ajoutent les travaux de son grand-père maternel Claude et de son père Arnaud Florence. Ce dernier a étudié à l’Académie Royale de Toulouse ; il était chirurgien dans l’armée des Alpes-Maritimes et aussi professeur de Dessin Appliqué à l’École Centrale de Nice. Ainsi, tous ces modèles familiaux ont sans aucun doute fortement suppléé son manque de formation académique.


HERCULE FLORENCE - Famille Florence de São Carlos, actuel Campinas, 1855, encre de Chine,
41,0 x 46,0 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Ces portraits de famille ont été réalisés en 1855, la seule fois où Hercule Florence est venu à Nice et à Monaco rendre visite à sa famille. À cette époque, la photographie était déjà très en vogue et très pratiquée. Mais Hercule a préféré dessiner sa famille, réaffirmant par là son appartenance à une lignée de dessinateurs talentueux.
À la fin de l’expédition Langsdorff, Hercule suggéra à son frère Fortuné – qui fut professeur de dessin – de dessiner un Atlas Maritime sur la faune océanique et la végétation de Monaco.

Preuve singulière de l’utilisation extrême du dessin par les deux frères, la lettre dans laquelle Fortuné a dessiné les stades progressifs de la cataracte dont il souffrait.


FORTUNÉ FLORENCE - lettre pour Hercule avec des dessins des stades progressifs de sa cataracte.
Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Cette lettre est considérée comme un document important pour l’histoire de l’ophtalmologie au Brésil.

Philibert, neveu d’Hercule et fils de Fortuné, a reçu le prix des Études à Rome de l’Académie de France. À Monaco, il a légué à sa veuve une impressionnante collection composée d’œuvres de 30 artistes, dont Gaspard Poussin, Tiepolo, Guido Reni et un travail attribué à Michel-Ange.


Attribué a PHILIBERT FLORENCE: « Urubú-rei ou Vultur Papa », circa de 1855, aquarelle,
24,0 X 32,0 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Cette aquarelle porte la mention « copie de Philibert ». Il semble que l’original de cette peinture soit d’Adrien Taunay, l’un des membres de l’expédition Langsdorff. À l’Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg, il existe un dessin du profil aquarellé de ce même oiseau, signé de Taunay. Florence a rapporté de Nice en 1855, trois autres dessins copiés par Philibert aussi, qui se trouvent aujourd’hui dans la Collection Cyrillo Hercules Florence, à São Paulo.

Nous savons que Florence est resté à Rio de Janeiro à la fin de l’expédition, en 1829. Là, il a initié des échanges artistiques très fructueux avec la famille Taunay, venue au Brésil pour une Mission Artistique. Les lettres de Nicolas-Antoine Taunay, Directeur de l’Académie des Beaux-Arts, de Théodore Taunay, diplomate et sculpteur, et d’Alfredo d’Escragnolle Taunay, le Vicomte dont le fils Alphonse fut le directeur du Musée Paulista de São Paulo, le montrent. Ce dernier commanda même de grandes reproductions de plusieurs dessins de Florence. D’autre part, le major Charles Taunay et Florence ont échangé des courriers sur leurs inventions réciproques, en vue de les appliquer à la production du café dans leur fazenda.


Autoportrait de CLAUDE-JOSEPH BARANDIER, ( date de naissance ignorée  – 1867, São Paulo) huile sur papier, miniature, 13,0 X 11,0 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Le peintre Claude Joseph Barandier, un éleve d’Horace Vernet (1789-1863), a vécu à Campinas et participé aux expositions de l’Académie Impériale de Rio de Janeiro. Dans les manuscrits de Florence, il est mentionné comme commentateur de son œuvre, de même que le photographe allemand Rosen de Campinas. Lors de la première vague d’immigration italienne, Florence a loué la présence de Rosen et de ces autres Européens, qui pourront enfin apprécier et parler de son art.
Une autre famille de Nice a participé à cette effervescence culturelle venue du Vieux Monde par le biais de l’immigration : la famille Bourroul, dont l’amitié avec Florence a perduré pendant deux générations. Étienne Bourroul est arrivé en premier en 1836, suivi de ses frère et sœur Célestin et Camille puis d’Estève Léon Bourroull, l’auteur de la première biographie sur Florence.


HERCULE FLORENCE - Carolina (Krug) Florence, deuxième épouse d’Hercule, allaite Jorge  en présence d’Ataliba, avec la presse au fond de l’ atelier de Florence. São Carlos, actuellement Campinas, gouache, 20,0 X 27,0 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Après son union avec l’allemande Carolina Krug, Florence a été accueilli par sa belle-famille, qui privilégiait l’éducation et la culture, les événements culturels, les soirées musicales et littéraires, outre les sociétés philanthropiques. Ces sociétés aidaient aussi bien les orphelins atteints de la fièvre jaune que les travailleurs ruraux victimes de l’exploitation.


Anna (Krug) Kupfer, la sœur de Carolina Florence. Il s’agit d’un rare exemplaire de photo coloriée
en gouache par HERCULE FLORENCE. 19,5 X 15,0 cm. Il n’y en a que deux de ce type dans la
Collection Cyrillo Hércules Florence, à São Paulo, Brésil.

Les deux visites de l’Empereur Pedro II à l’atelier de Florence sont décrites dans le journal intime du monarque et confirment son intérêt et la répercussion à Rio de ses œuvres. Florence a également côtoyé le notable Richard Burton, consul et écrivain anglais de la ville de Santos, à qui il a envoyé un historique de ses projets afin d’essayer d’obtenir une aide pour  une publication.

Que peut-on dire des diplômes et des appréciations positives qu’il a reçus de l’Académie de Turin sur ses inventions : la Polygraphie, la Pulvographie, le Papier Inimitable et l’Ordre Palmien de l’Architecture? Que doit-on penser de l’envoi de peintures pour des expositions à l’Académie de Rio et de son Premier Prix de la Polygraphie obtenu lors de l’Exposition Internationale de Marseille en 1874 ?
Comme je l’ai souligné au début de cette présentation, Hercule n’a pas reçu de formation artistique académique. Pourtant, la distance ne l’a pas empêché de rester au courant de ce qui passait à son époque.

L’étude et revision historique sur la valeur d’un tel personnage, qui n’a pas eu l’opportunité de recevoir une éducation formelle, peut être déformée si on se base sur des critères limitatifs et réductionnistes, et entraîner l’exclusion et le mépris de son œuvre dans certains événements.


HERCULE FLORENCE - Détail du campement lors de l’Expédition. Circa de 1825, encre de chine,
29,9 X 82,4 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.
 

HERCULE FLORENCE - Indiennes Apiaká avec des outis pour soutenir des objets lourds. Rio Arinos, 1828, encre de chine, 35,5 X 25,6 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.


Outil des Apiaká d’Amazonie utilisé aujourd’hui.


Maquette de l'enveloppe conçue pour l'exposition par l'architecte.


Maquette électronique de l’architecte CARLOS CATAPANI.

Ici apparaît un échantillon de l’espace destiné aux dessins de l’ expedition – pour une exposition pas encore réalisée – qui s’insère dans un très grand projet.

Sur cette photo datant des années 1870, nous pouvons voir deux petites filles qui sont devenues des femmes importantes dans la vie et l’œuvre  de Florence.


Photo JACQUES VIGIER, Campinas – Evangelina, assise, petite-fille issue du premier mariage d’Hercule. Et Isabel, la fille cadette d’Hercule et de Carolina. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Isabel, fille cadette d’Hercule et de Caroline, a écrit sur l’œuvre de ses parents et diffusé leurs travaux. Evangelina, aux cheveux longs – ma grand-mère –, était responsable de la conservation de la collection. Elle a débuté le travail que je poursuis aujourd’hui, à savoir accompagner les chercheurs et leur œuvres sur mon arrière-grand-père. Durant ces 29 dernières années, j’ai coopéré à 21 expositions, 48 livres, 3 films et à la banque de données et d’images qui s’appelle Collection Cyrillo Hércules Florence.

Hercule Florence le Chef d'orchestre Céleste

L’expédition Langsdorff a sans aucun doute été le moteur des motivations et des inventions de l’artiste Florence. En outre, l’astronome russe Nestor Rubtsoff, membre de l’expédition, a certainement joué un rôle très important, en encourageant l’intérêt du jeune Florence pour le ciel de la jungle brésilienne.
Florence était âgé de 21 ans au début de l’expédition. Dans son journal, il évoque son intérêt pour les innombrables configurations du ciel. En 1826, il écrit sur la composition de la « perspective aquatique, formant une pyramide inversée, avec le sommet perdu dans l’horizon sur un couchant en feu ».


HERCULE FLORENCE - « 19 Septembre 1832...remarquez que dans le ciel, la teinte orangée de l’horizon ne se fond pas avec l’azur du fond, comme cela arrive presque toujours. »
Aquarelle, 41,5 X 56,5 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Cette expédition a provoqué l’émerveillement de Florence pour les paysages brésiliens, au point de le fasciner et de le retenir au Brésil. Dans un manuscrit sur les cieux, il écrit : « le Bel Idéal n’est pas présent dans la nature, mais il est le seul grand maître dans ce domaine. La gloire immortelle ne devrait pas nous être entièrement révélée, mais la nature devrait nous présenter une image de cette gloire... j’ai vu des cieux qui auraient pu me faire croire que j’étais dans un monde plus grandiose ».


HERCULE FLORENCE - « Ciel paint au matin... » l’intensité des couleurs des rayons que se jointent
au horizon est indiquée par A et B.  Aquarelle non datée, 23,3 X 37,8 cm.
Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Nous percevons ici des allusions aux théories esthétiques sur le sublime du philosophe anglais Edmund Burke, car, au faîte de la tradition néo-classique, Florence corrobore le sens d’une mort rédemptrice. Les conceptions du Bel Ideal et de la rencontre avec l’absolu et l’infini du firmament renvoient aux esthétiques réalistes et romantiques.


HERCULE FLORENCE - Les Arbres Jequitibás et Coupe de canne à sucre à la Fazenda Ybicava, 1848, aquarelle, 38,0 x 23,0 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Cette parenthèse sur la visite de la Fazenda Ybicava, propriété du Sénateur Nicolau de Campos Vergueiro, est ici destinée à souligner la préoccupation de Florence face à la destruction des sols par les brûlis pratiqués à l’époque. Ces brûlis interféraient, agressaient le paysage, atteignant visuellement le ciel.
L’aquarelle montre trente esclaves en train de couper la canne à sucre. Sous les yeux de l’artiste, l’intendant noir punit l’un d’eux, vraisemblablement juste pour exhiber son autorité. Se sentant la cause de cette punition, Florence ressentira de l’aversion pour son travail à ce moment-là.
Au premier plan apparaissent des troncs d’arbres jequitibás, dont la hauteur du plus grand est estimée à 60 mètres. Florence poursuit en écrivant : « La hache des abatteurs est passée sur ce terrain où nous nous trouvons ; le feu a dévoré le reste... La taille énorme des jequitibás provient sans aucun doute du respect des abatteurs, mais il s’agit-là d’une exception. Que va-t-il rester d’arbres géants ? Le Brésilien ne les épargne pas ; le colon le plus actif ne pense qu’à son intérêt matériel. Si nos belles forêts doivent disparaître, si tous nos champs se couvrent de caféiers alignés, la monotonie remplacera la majesté de la nature. Le sentiment du beau sera-t-il dilué ? Espérons que nous n’en arriverons pas à ce point de décadence ».


HERCULE FLORENCE - « Étude de Ciel, Campinas, 1837. » Aquarelle, 38,4 X 53,0 cm.
Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Quand il commence cette série de cieux à Campinas, appelée jusqu’en 1842 Villa de São Carlos, il dénonce avec indignation la pratique du brûlis qui épuise le sol ; mais en même temps, il évoque paradoxalement le spectacle flamboyant des couleurs que ces brûlis dispersent dans les airs célestes.


HERCULE FLORENCE - « Étude de plantation brûlée à midi, le 2 octobre 1832. »
Aquarelle, 38,4 X 53,0 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Dans une lettre écrite à Campinas en 1864 à son frère Fortuné de Nice, il parle de nouveau de cette politique du brûlis : « Il y a plus de six ans, je vois que la province de Rio de Janeiro souhaite vendre ses esclaves dans nos régions, c’est un signe évident de la décadence de son agriculture. Les magnifiques terres de Rio sont devenues stériles, car au Brésil on souhaite seulement profiter de la luxuriance antédiluvienne des terres, sans jamais se préoccuper d’arrêter de les brûler ou de penser à les cultiver ».






HERCULE FLORENCE - Le Palmier Pindova comme colonne et capitel ; vue en perspective et façade.
« L’Ordre Brésilien ou Palmien d’ Architecture », 1852, Manuscrit, Encre de Chine, 27,3 X 21,3 cm.
Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

L’idée de L’Ordre dit Palmien est né au cours de l’expédition Langsdorff après que Florence, levant les yeux au ciel, ait observé les palmiers rencontrés sur son chemin. Ainsi, c’est par l’intermédiaire de ce regard vers les cieux que ce projet s’insère dans la présente communication.
Il s’agit d’un projet de 1852, d’élément architectural avec une colonne en forme de tronc de palmier et un chapiteau décoré de grappes de semences et de feuilles de palmiers. Les frontons, les intercolonnes et les fûts sont sculptés d’ornements indigènes et d’oiseaux brésiliens en relief. Cette conception de style néo-classique est inspirée d’un événement particulier. Florence a écrit : « À 1829, quand les français au Rio ont voulu fêter l’arrive de l’Impératrice Amélie... ils ont couvert de tissu une colonne en bois, dont le capitel était formé de grands feuilles de palmier. »
Ainsi, ces chapiteaux ont été une source d’inspiration pour Florence créer un éffet très similaire au projet de l’ordre d’architecture.


JEAN-BAPTISTE DEBRET (Français, 1768 - 1848) - « Débarquement de la
Princesse Royale Léopoldine au Rio de Janeiro », litogravure aquarellée, 22,0 X 30,3 cm,
in Voyage Pittoresque et Historique au Brésil, 1835.
Collection de Banco Itaú de S. Paulo S.A., São Paulo, Brésil.

Je présente ici une image de Jean-Baptiste Debret illustrant l’arrivée au Brésil de l’Impératrice Leopoldina (l’Impératrice antérieure à l’Impératrice Amelia). Même s’il ne s’agit pas exactement de ce que Florence a décrit, cela permet d’avoir une petite idée de ce portique avec des colonnades et des palmiers en enfilade au fond de la scène.

L’Atlas ou Théâtre Pittoresque Céleste était destiné aux jeunes peintres, présenté comme un « catalogue » pour les aider à compléter leurs paysages. Florence nous a légué un ensemble prodigieux de trente cieux aquarellés.

L’Anglais Alexander Cozens (1717-1786) a élaboré un volume comportant 25 types de cieux (actuellement au Musée de l’Hermitage), accompagnés d’un tableau de couleurs et décrits dans le texte Various Species of Composition of Landscape in Nature. Ces cieux ont tellement été significatifs qu’ils ont été copiés et étudiés par le célèbre John Constable, un autre grand déchiffreur de nuages.


ALEXANDER COZENS (Anglais, 1717-1786) - « Soleil levant sur une côte rocheuse », circa de 1780-85, huile sur papier, 24,0 X 30,5 cm, Iris & B. Gerald Cantor Center For Visual Arts at Stanford University, Committee for Art Acquisitions Fund, États-Unis.

Voir aussi: ALEXANDER COZENS - « Clotûre de la Journée » huile sur papier, 24,3 X 31,1 cm, Yale Center for British Art, New Haven, États-Unis. In Sloan, Kim : Alexander and John Robert  Cozens-The Poetry of Landscape, New Haven, USA and London, U.K., Art Gallery of Ontario et Yale University Press, 1986.

Florence justifie la création de l’Atlas Céleste par le fait qu’à son époque la majorité des dessinateurs vit dans les grandes villes, où l’horizon est rarement dégagé, avec des champs visuels réduits pour dessiner le ciel.
Ci-dessous, le ciel ouvert de cette vue quasi aérienne de :


HERCULE  FLORENCE - Ville de São Vicente. Aquarelle sans légende, non datée, 23,5 X 37,0 cm. Collection
Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Il explique que la plupart des cieux sur les gravures sont imaginés à l’intérieur d’un cabinet.


HERCULE  FLORENCE - « São Carlos le 12 Septembre 1832. Étude d’un ciel d’aurore avant l’apparition du soleil ». Aquarelle, 25,7 X 40,9 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Il écrit : « Je pense que mon idée n’est pas neuve, que bien des peintres ont travaillé de manière individuelle sur ce sujet. Mais il n’a été publié aucune collection de ce genre. Il est possible que certains peintres aient eu la même idée que moi et qu’une collection d’études de ces cieux ait été faite, mais s’ils n’ont rien publié, ils ont travaillé seulement pour eux. J’ai seulement su par un homme très érudit qu’un artiste allemand s’était tout particulièrement penché sur les cieux dans ses paysages ».

Suggestion voire: CASPAR-DAVID FRIEDRICH (Allemand, 1774- 1840) – « Mer Baltique  au clair de lune » 1824, (détail), Prague, Národní Galerie, République Tchecoslovaque: www.ngprague.cz
Voir aussi : RUSSO, Raffaella - Caspar David Friedrich, page 53, Éditions de la Martinière, Paris, 2000. 

Bien qu’il n’ait probablement pas de contact avec le travail de Friedrich, Florence partage sa vision panthéiste de l’immanence de Dieu dans la partie visible de la nature comme création divine. Tous deux voient la peinture comme un moyen de dévoiler la nature en quête d’une spiritualité intrinsèque. Si je mentionne ici Friedrich, c’est parce qu’il a – comme Florence – consacré une grande partie de son travail aux cieux, y compris nocturnes.

Suggestion voire: JOHAN CHRISTIAN DAHL - (Norvégien, 1788-1857) - « Vue de Dresde à la pleine lune », 1839, huile, Galerie Neue Meister, Staatliche Kunstsammlungen, Dresde, Allemagne. 
www.skd-dresden.de

Les nuages de Florence ressemblent, en termes de chromatisme et de raffinement, au traitement pictural des cieux de Dahl. Tous deux priment l’intensité de la luminescence. Dahl, qui fréquente le cercle de Friedrich, a approfondi l’étude des nuages lors d’un voyage en Italie.


CARL GUSTAV CARUS (Allemand, 1789 - 1869) - « Vue de Dresde au crépuscule », 1822, huile sur toile, 21,6 X 49,8 cm, Kunstsammlungen Chemnitz. Photo: László Tóth, Chemnitz, Allemagne.

Pour Carus, la théorie du paysage est une représentation exclusive de la vie de l’Univers. Le traitement de ce ciel révèle le raffinement de ce peintre contemporain de Friedrich et fréquentant le cercle de Goethe ; médecin, botaniste et théoricien de l’art, ses peintures et ses essais se penchent plus particulièrement sur la géologie. À la différence de Friedrich,  il a donc une approche plus scientifique que spiritualiste. Je cite ici Carus pour le caractère multidisciplinaire de ses recherches, au même titre que Florence.


HERCULE  FLORENCE - « Un ciel du matin est toujours de fond clair, plus clair que dans le jour... le 8 Octobre 1832 ». Aquarelle, 25,7 X 41,0 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

« Si je suis destiné à faire ce que d’autres auront déjà fait, cela est dû à mon isolement... si un artiste plus habile avait pu traiter un si beau sujet avec plus de talent, peut-être n’aurait-il pas comme moi profité d’un horizon si libre, car si le pays où je suis forcé de vivre est décourageant pour un peintre, du moins sa pauvreté fait que l’on ne voit pas de grandes villes, et c’est dans les grandes villes que l’on voit le moins les cieux ».


HERCULE FLORENCE - « ... L’horizon est rempli en a d’un multitude de nuages bleues horizontaux sur lesqueles se détachent les nuages ombrés ». Aquarelle non datée, 21,0 X 26,6 cm.
Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Il convient de signaler un curieux parallèle entre les manuscrits de Florence sur les descriptions des cieux et les systèmes de Cozens sur 20 gravures en métal, qui proposent un moyen rapide pour travailler des idées de composition et des masses de lumière et d’ombres. Ces gravures sont décrites dans New method of Assisting the Invention in Drawing Original Compositions of Landscape, 1785/86. Je présente ici l’exemplaire de l’une d’entre elles, conservée au Tate London :


ALEXANDER COZENS - « Tout Nuageux, excepté une Ouverture Étroite au fond du Ciel avec d’Autres plus petites, les Nuages plus clairs que la Partie Plaine et plus Foncés en Haut qu’au Fond. La Teinte deux Fois dans les Ouvertures et une Fois dans les Nuages » 1785/86. Eau-forte, 10,9 X 15,5 cm, Tate London, Angleterre.

Cozens regroupe sous le même nom des séries de dessins dont les différences sont légères ; Florence quant à lui recherche des termes adaptés à la science et quelquefois il inclut dans chaque dessin des notes ressemblantes aux expressions de la météorologie : « Il me reste encore une grande difficulté : trouver les termes justes et significatifs pour un traité, tellement inconnu pour moi, que je considère, du moins en grande partie, comme quelque chose de nouveau pour le monde entier. J’ai inventé des termes plutôt pour aider le moment présent d’exprimer mes idées. Si elles s’avèrent utiles et ne seront pas oubliées, on pourra corriger mon langage, où on adoptera des termes plus techniques... je vous demande de vous souvenir de mon effort et de mon exil, dans lequel je n’entends plus parler ma langue depuis cinq ans ».

Suggestion Voire: ALEXANDER COZENS - « Soleil Couchant » huile sur toile,
24,2 X 30,8 cm, The  Whitworth Art  Gallery, University of Manchester, England. www.bbc.co.uk/paintingtheweather

Florence a débuté cet Atlas Pittoresque en août 1838. Il se trouve dans un manuscrit de 138 pages, appelé « Le Nouveau Robinson, ou l’Artiste livré à soi-même. R. & D. et écrits divers », et comporte 14 descriptions de cieux.


HERCULE FLORENCE - « Le Nouveau Robinson, ou l’Artiste livré à soi-même.
Recherches et découvertes et écrits divers. » 1833, manuscrit, 31,2 X 21,8 cm.
Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

À partir de 1835, il décrit les études de cieux numéros 15 à 21 sous le nom « Suite des Études de cieux à l’usage des jeunes paysagistes ». Il s’agit d’un chapitre présent dans un manuscrit commencé en 1835 et portant le titre : « Noria Hydrostatique Collection de Mémoires, formant un ouvrage intitulé : Le Nouveau Robinson, ou Recherches et Découvertes sur différents sujets nouveaux, utiles ou agréables, faites par un ami des arts livré à lui-même, pendant 14 années de résidence dans l’intérieur du Brésil ».


HERCULE FLORENCE - « Noria Hydrostatique – à partir de 1835 – Collection de mémoires, formant un ouvrage intitulé : Le Nouveau Robinson, ou Recherches et Découvertes sur différents sujets nouveaux, utiles ou agréables, faits par un ami des arts livré à lui-même, pendant 14 années de résidence dans l’intérieur du Brésil ». Manuscrit, 31,5 X 21,6 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.


HERCULE FLORENCE - « Suite des études de cieux à l’usage des jeunes paysagistes », chapitre écrit en 1835. Manuscrit, 31,5 X 21,6 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Florence commence les recherches qui le mèneront à la photographie en 1832, deux ans après le début de ces annotations sur les cieux.
Fait coïncident, la majorité des cieux que nous montrons ici date de 1832. Pour reprendre une expression du professeur Bóris Kossoy, « nous avons clairement saisi combien son esprit – d’un photographe précurseur déjàsoucieux de paralyser la scène, a appliqué ce regard photographique dans le but de congeler le mouvement céleste ».
 
Lorsqu’il enregistre le mouvement céleste dans la peinture, Florence écrit : « ... j’ai entendu parler d’un artiste qui avait du mal à retracer un ciel naturel à cause de l’inconstance des nuages. La pratique m’a prouvé le contraire. Très souvent les nuages sont quasiment immobiles, et il est presqu’aussi facile de les dessiner que de prendre du naturel la vue d’un paysage. Même si les nuages changent à tout moment de forme et de plan, on peut les tracer rapidement... ».


HERCULE FLORENCE - « Les arcs des nuages pommelés ne sont pas des ombrés silhouettes, ils sont des clairs : ... en géneral les arcs ou rondeurs ombrés appartiennent à des nuages du soir ou du matin, car alors le soleil est plus bas que les nuages... ». Aquarelle non datée, 26,0 X 41,2 cm.
Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.


HERCULE FLORENCE - « S. Carlos, le 5 Novembre 1832. Les nuages pommelés doivent être plus ronds ; le grillage et le sillage plus réguliers... ceux-ci ne sont pas bons ; à cause des difficultés du lavis... ».Aquarelle, 25,8 X 41,2 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Florence poursuit : « Une observation continue peut même mener à la facilité de faire un ciel sans l’avoir devant les yeux... J’ai réussi à faire de mémoire un ciel très notable, trois jours après l’avoir eu devant mes yeux; il s’agit de l’Étude nº10 et j’étais peu entraîné car je ne prends fortuitement le pinceau que pour faire un ciel ». 

Je présente ici un autre ciel, dans une vue du fleuve Amazone.


HERCULE FLORENCE - « S. Carlos, le 9 mars 1835. Étude de ciel, fait de mémoire deux ou trois mois après l’avoir vu. On voit ici une vue du fleuve Amazone près de Monte Alegre en Guyane Portugaise... » Aquarelle, 27 X 47,5 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Ainsi, il enregistrait rapidement les effets et les complétait par des textes – dans des manuscrits ou en ajoutant des légendes aux dessins eux-mêmes – parfois poétiques ; c’est de cette « mise en scène » du mouvement féerique des nuages que lui est venue le nom de Théâtre Pittoresque Céleste.


HERCULE FLORENCE - « Tout ce qui est à l’encre de chine doit être blanc: le pommelé se
distingue par des ombres legères. » Aquarelle non datée, 26,0 X 41,2 cm.
Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Il décrit son analogie au théâtre de la manière suivante : « les cieux méritent sans aucun doute un traité particulier. Nous sommes enchantés chaque fois que nous voyons un paysage, mais pour varier la scène il faut changer d’endroit, tandis qu’en levant les yeux au ciel nous percevons un théâtre brillant où de nouvelles et magnifiques scènes se succèdent jamais sans interruption... » 

En 1490, Léonard de Vinci (1452-1519) – qui a consacré aux nuages un chapitre de son Traité de Peinture – a créé un décor avec des cieux mobiles, des scènes rotatives et des étoiles lumineuses pour la mise en scène du poète Bellincioni à l’occasion du mariage de Gian Sforza, duc de Milan et Isabel d’Aragon (1489).
Entre 1835 et 1839, Friedrich a peint des cieux sur des papiers transparents, présentés avec une source de lumière au dos et accompagnés de morceaux de musique liés aux peintures. Cette œuvre constituait sa recherche de l’« œuvre d’art totale », une tentative d’amalgame de la peinture, la musique, la poésie et la spiritualité ; les artistes et musiciens de son groupe aspiraient eux-aussi au même but.


HERCULE FLORENCE - Vue de campement au clair de lune, 1837, aquarelle, 31,8 X 43,6 cm.
Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Ce travail montre que Florence pratiquait également les expérimentations d’effets adaptés à la peinture, au goût romantique extrême, et ce malgré la distance avec les artistes de son temps. Parmi ses essais sur la peinture, cette aquarelle met en évidence Les Tableaux Transparents, où la lumière derrière l’œuvre traverse les trous millimétriques qui imitent le clair de lune sur les vagues de la mer.


HERCULE FLORENCE - Ciel nocturne. Volney et Les Ruines de Palmyre, Syrie. Circa de 1836,
aquarelle, 30,8 X 42,4 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Les ruines classiques de Palmyre en Syrie, que Florence n’a jamais visité et qui reflètent l’idéalisation mythique du passé – attirance récurrente dans la thématique romantique – ont ici une résonance dans son œuvre. Cette scène est décrite dans son manuscrit sur la Zoophonie, le code sur la voix des animaux, lorsqu’il mentionne le hurlement lugubre du chacal. Le ciel est travaillé, l’obscurité menaçante et sublime dramatisée, à l’image des idées d’Emmanuel Kant.


HERCULE FLORENCE - « Mauvais esquisse non terminé d’un ciel à 4 heures du soir... Je les ai fait obscures à cause des difficulttés du lavis. S.C. le 22 Janvier 1833 ». Aquarelle, 23,2 X 37,8 cm.
Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

« Il est possible que celui qui observe que ces études ont été faites sous le Tropique du Capricorne ne sache pas qu’elles ne serviraient qu’aux peintres qui vivent dans les régions intertropicales, parce que les cieux de la zone torride diffèrent de ceux des régions tempérées. Je pense que ce n’est pas un inconvénient, car je me souviens de différents aspects du ciel de Nice, ma patrie, qui étaient les mêmes que ceux que j’observe dans la province de São Paulo où je vis. Il peut y avoir quelques différences ; je n’ai jamais vu ici de trombes d’eau alors que j’en ai déjà vu au moins trois en même temps à Nice ; mais ici je n’ai vu que des trombes maritimes... ».


HERCULE  FLORENCE - « S. Carlos le 16 décembre 1832... Étude pour une paysage dont l’horizon est limitée ; elle convient à une cascade, qui serait l’objet principal du paysage... »
Aquarelle, 39,3 X 53,4 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

« Si la différence habituelle de l’état de l’atmosphère de différents pays était un motif très puissant pour empêcher que ces atlas puissent servir pour n’importe quel pays, le résultat serait que les études de cieux faits en Italie ne serviraient pas pour l’Angleterre ; je dirais même que s’ils étaient faits aux pieds des Alpes ils ne seraient pas adaptés pour la partie haute, même si c’était à une lieue de l’endroit où ils avaient été faits, car le climat change sensiblement de la plaine à la montagne ».


HERCULE FLORENCE - « Esquisse d’un soleil couchant en mars 1838. Toutes les rondeurs saillantes doivent être marquées par des clairs, ce qui ne peut s’exécuter qu’ à l’huile ».
Aquarelle, 21,9 X 33,5 cm.  Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

« Mais ce ne sera pas comme ça, les nuages ont partout la même diversité de forme et de nature présentés dans les dessins de cet Atlas : il ne peut y avoir une différence sensible que dans le rapport météorologique ».
Florence incluait des notes relatives à la météorologie.


 HERCULE  FLORENCE - « São Carlos, 10 heures du matin...Les nuages pommelés n’ont de clarté qu’à la partie superieure de leur arc, et non sur leurs côtés, comme on voit ici... »
Aquarelle non datée, 26,0 X 40,9 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Rubens Junqueira Villela, météorologue, souligne que les premières classifications de nuages ont été faites en 1803 par Lamarck, en France, et en 1805 par Luke Howard, en Angleterre. Ce n’est qu’en 1932 qu’est apparu le premier Atlas International sur les nuages, commandé par la France.

Comment situer ces réflexions et annotations sur la peinture des cieux dans l’histoire de la peinture ?
J’ai tenté de montrer que Florence peut être considéré comme l’un des pionniers en matière de recherche sur les nuages, à l’image de De Vinci, Cozens, Friedrich et Constable. Toutefois, le synchronisme de ses expérimentations par rapport à certains de ces artistes fut marqué par un parcours éloigné et indépendant, à l’exemple de sa recherche sur la photographie.


HERCULE FLORENCE - Canot des Indiens Guató au crépuscule.
Après 1828, aquarelle,  32,5 X 44,5 cm. Collection Cyrillo Hércules Florence, São Paulo, Brésil.

Remerciements aux Professeurs de l’Université de São Paulo :
Dr. Boris Kossoy – architect, historicien et photographe – École de Communications et Arts
Dr. Marco Aurélio Werle – philosophe – Faculté de Philosophie, Lettres et Sciences Humaines
Dr. Rubens Junqueira Villela – météorologue – Institut de Astronomie, Geophysique et Sciences Atmosphériques
Dra. Daisy Piccinini de Alvarado – historicien de l'art – Musée d’Art Contemporaine

Autres Remerciements :
Architecte Carlos Catapani – Brésil
Tate London - Angleterre
The Whitworth Art Gallery – University of Manchester – Angleterre
Kunstsammlungen Chemnitz – Allemagne
Itaú Cultural São Paulo – Musée de Numismatique – Brésil
Iris & B. Gerald Cantor Center For Visual Arts at Stanford University, Committee for Art Acquisitions Fund, États-Unis.

Crédits :
Photos d’oeuvres d’HERCULE FLORENCE : Marisa Aranha
Photo de la gravure de JEAN–BAPTISTE DEBRET : Kali Marina
Traduction : Pascal Reuillard      Révision portugais : Eliana Rizzo Goulart
Production digitale : Videografik – São Paulo
Collection Cyrillo Hércules Florence : Leila Florence Moraes et Sílvia Florence Franco