Présentation
Collection
Expositions
Septembre
de la Photo
Colloque
Hercule Florence
Activités
Pédagogiques
Projets photographiques
Documentation
Catalogues
Message
Logo Ville de Nice
Expositions
Expositions


MUSEE DE LA PHOTOGRAPHIE CHARLES NEGRE 

[MUSEUM]

Du 15 février au 26 mai 2020
Jacques Borgetto. Si près du ciel, le Tibet

Vernissage : Vendredi 14 février 2020 à 19 heures
Rencontre avec l’artiste : Samedi 15 février à 14h30

eInvitation

Si près du ciel, le Tibet

Le voyage est souvent à l’origine du travail photographique de Jacques Borgetto, photographe et voyageur « de long cours », dont la manière de procéder s'apparente à celle des explorateurs. Motivé d’abord par le désir de retracer le parcours de ses grands oncles italiens émigrés en Amérique latine, Borgetto n’a plus arrêté, depuis, de partir à la découverte de régions dont il s’est attaché à rendre compte de l’évolution au fil des années. Cela, en Argentine, au Chili, au Japon, au Tibet, en Afrique…, en allant au delà du voyage intérieur pour focaliser son attention sur les autres dont il cherche à comprendre et à intégrer la culture. Jacques Borgetto, avec son travail qui se construit pays par pays, crée son propre Atlas.

Tout en s’appuyant sur les genres classiques du portrait et du paysage, il pose un regard nouveau sur des contrées et des civilisations méconnues et il arrive à en livrer une vision intime. Les images, résultantes de ses rencontres, magnifient les lieux visités, leurs paysages, leur patrimoine et leur culture, sans pour autant vouloir occulter les tensions du contexte économique et politique.

Ainsi au Tibet, dont Borgetto montre la sérénité, le quotidien et le spirituel, les traditions persistantes et la modernité approchante, mais où l’immensité du ciel, si présente dans ses images, semble évoquer la question du territoire nié, telle une forme de résistance céleste.

Dans le sillage de Georges Bataille qui en 1947 parlait du « mystère du Tibet » et comme il est souvent le cas pour nous occidentaux, le Tibet représentait pour Borgetto depuis toujours un grand mystère et exerçait une grande attirance, sentiments nourris par ses lectures d’Alexandra David-Neel et de bien d’autres qui lui ont permis d’entrevoir la richesse et la singularité de cette civilisation.

Depuis 2007, il a parcouru le Tibet de nombreuses fois, au printemps, en hiver et à l’automne, à l’occasion de sept voyages d’une durée de cinq à six semaines, pendant les quels il partageait le quotidien des nomades des hauts plateaux et des moines. Si ces voyages ont toujours été pour lui une expérience spirituelle, ils lui ont permis également de découvrir un peuple exceptionnel, aujourd’hui menacé dans son identité.

Peu de traces des couleurs dans le Tibet de Borgetto qui, le plus souvent, choisit de travailler en noir et blanc, pour des images à la matière sensible, charbonneuses et contrastées, mystérieuses et à la fois denses d’informations. La couleur intervient depuis peu et surtout dans les paysages photographiés au printemps, comme pour souligner la douceur des prairies, des collines, la luminosité du ciel et l’harmonie des architectures.

Son noir et blanc semble vouloir exprimer la forte spiritualité du Tibet et, au même temps, la nostalgie pour un monde qui risque, au moins en apparence, de s’effacer lentement sous les contraintes.

Mais il semble également traduire la puissance de la pensée bouddhiste, pensée faite réalité, identifiée et identifiable en un pays, qui, seul, semble résister à la violence, aux turbulences et à la globalisation qui régissent le reste du monde.

Laura Serani
Directrice artistique et commissaire d’exposition de projets photographiques,
Présidente du jury des Treilles et auteur de nombreux ouvrages


La galerie du musée
[MUSEUM GALLERY]

La Galerie du Musée de la Photographie Charles Nègre est ouverte tous les jours de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h sauf le lundi

du 14 décembre au 16 février 2020

Le babazouk des photographes

Surnommé « le Babazouk », adaptation locale du milieu du XIXe siècle d’une expression arabe signifiant la porte du souk, le Vieux-Nice, Vila-Vielha en niçois, est le cœur historique de la ville, son âme et son esprit.

Au pied de la colline du Château, entre les rivages de la Baie des Anges et les rives du Paillon, la place Garibaldi et la place Masséna ; ce quartier pittoresque s’offre aux yeux et aux objectifs de ceux qui savent le regarder. Dans ses ruelles étroites bordées de modestes immeubles dont les persiennes et les façades ocre dissimulent de splendides palais baroques, le linge est encore pendu aux fenêtres. Au détour des rues se dévoilent des places aux marchés animées et surgissent de derrière les toits, les clochers des églises. C’est sur la place Pierre Gautier et le cours Saleya qu’avait lieu à l’origine le Carnaval,  et dans les rues, la fête des Mais qui permettait le temps d’une célébration de réconcilier le peuple et la bourgeoisie plus habituée aux fauteuils de l’Opéra, rue Saint-François de Paule.
A la tombée du jour, quand les lumières s'allument, c'est ici que les Niçois se donnent rendez-vous.

Il n’est pas étonnant que musiciens, écrivains, poètes, peintres aient été attirés par ce lieu et y aient puisé leur inspiration comme Matisse fasciné par « cette lumière qui crie », ou Raoul Dufy qui y découvre la couleur : « le bleu lumineux entre les toits du Vieux-Nice ». Romain Gary, Jean Cocteau, Louis Nucéra, Jean-Marie Le Clézio et bien d’autres écrivains y fixent leur légende et leurs récits, les musiciens aussi. Berlioz composera l'ouverture du "Roi Lear" alors qu'il est hébergé dans la tour Bellanda.

Mais ce sont les photographes, arrivés avec le développement du tourisme à la Belle Epoque, et les millions de cartes postales adressées dans le monde, qui contribueront le plus à la popularité de ce quartier. Charles Nègre, Les Frères Neurdein, Walburg De Bray et Jean Gilletta sont les plus illustres représentant de cette première génération. Jacques Henri Lartigue, Brassaï, Joseph Lucarelli, Paul Louis et Raph Gatti à leur tour se laisseront séduire par la beauté et la simplicité de ce lieu. Un lieu photogénique qui offre aux photographes comme Olivier Monge, Bogdan Konopka, Raymond Dityvon, Pentti Sammallahti, Hugues de Wurstemberger, Michael Kenna, Claude Nori et Pelle Kronestedt une multitude de décor et d’aventures possibles.

Aujourd’hui, la vieille-ville a perdu son caractère de village avec la disparition des échoppes traditionnelles remplacées par des commerces destinés davantage aux touristes et même si Nice est une ville moderne et cosmopolite, elle n’oublie pas qu’elle plonge ses racines dans ce Babazouk qui continue d’inspirer de nouvelles générations de photographes.

babazouk 1

La Cité du parc, vers 1930 ©Joseph Lucarelli, Coll. Musée de la Photographie

babazouk 2

Le marché, vers 1890 Anonyme © Coll. Musée de la Photographie


 
> Guy Bourdin
> Camille Fallet
> Alain Fleischer
> Florent Mattei
> Michel Coen
> Christine Spengler
> Ivana Boris
> Bérénice ABBOTT
> Anne FAVRET & Patrick MANEZ
> GéRARDPIERRE
> Franco Fontana
> Lola Garrido
> Dorka Raynor
> Nice la belle époque
> Jean-Michel FAUQUET
> Nice des Années Folles
> William KLEIN
> Helmut NEWTON
> Histoire d'une collection
> Jacques Henri LARTIGUE
> Patrick Tosani
> Henri Cartier-Bresson
> Martin Parr
> Patrick Swirc
> Frank Horvat
> Steve McCurry
> Jean-Paul Goude
> Marie-Laure de Decker
> Matisse 2013
> Portraits croisés
> Denis Brihat
> Stéphane Couturier
> Brassai
> Sarah Moon
> Parcours photographiques
> August Sander
> Chroniques Russes
> Le photogramme
> George Rousse
> 10 ans du TPI
> André Kertész
> Peter Knapp
> Jean Ferrero
> Femme face à la guerre
> Casting de stars
> Elliott Erwitt & Dorka Raynor
> Plossu couleur Fresson
> Enfants de Cartier
> Gilletta
> Perdre la tête
> Voyages
> Des Choses Simples
> Edward Sheriff Curtis
> Arman
> Hollywood
> Nice des années 30 à 50
> Toni Catany
> D'Addis à Dimtu
> Vocation reporter
> André Villers
> Errances