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Expositions temporaires


Des Choses Simples

6 juin - 4 septembre 2005

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)
Depuis le milieu du XIXe siècle, les œuvres photographiques se sont emparées des choses.
Intimement liée aux choses, la photographie est à plusieurs titres indissociable des objets. Un rapport ontologique unit en effet les choses à l’image photographique, qui en est l’empreinte lumineuse. Pas d’image sans la présence effective des choses : telle est la logique indiciaire par laquelle la photographie rompt radicalement avec le dessin ou la peinture.
La photographie suspend le mouvement, immobilise, fige, elle transforme le monde en choses, elle réifie. Il y a une articulation entre le visible sur l’invisible et l’imaginaire.

Ainsi, cette exposition propose plusieurs versions de ce regard que porte les photographes sur les choses, au travers de 74 clichés signés d’une dizaine de photographes réunis autour du thème de la Nature Morte. Il s’agit de Gilles Boudot, Michel Graniou, Evelyn Hofer, et un collectif de photographes réunis sous la bannière de la Maison Européenne de la Photographie -Bernard Faucont Robert F. Hammersteil, Hiro dit Yasuhiro Wakabayashi, Suzanne Lafont, Olivier Richon, Frans Van Lent , Gert Van Rooij-.

GILLES BOUDOT
" Les Phénomènes Simples ", tel est le travail et l’ensemble cohérent de photographies noir et blanc contrecollées sous un verre libre.
Ces images, mettent en scène des objets qui, soumis à une énergie invisible, se trouvent surpris dans des postures singulières. Mouchoirs, chaussettes, marmites, réchauds deviennent ainsi les acteurs d’un petit tableau.
Des natures mortes ? Pas seulement, car à l’intérieur des compositions se profile toujours, en demi-teinte, un phénomène physique simple. Clairement visible, un effet de la nature se manifeste, "sérieux comme un enfant qui joue".
L’origine de l’image est souvent lointaine, visuelle ou littéraire. D’abord énoncée par de simples croquis l’idée avance. Viennent ensuite les objets trouvés, les assemblages et les artifices, les machineries et les décors. La vérité ne saurait se présenter sans fard. C’est la part de création hors champ. Les clichés sont ensuite réalisés au moyen format. Fidèle à sa mission, la photographie enregistre un réel. Sans trucage l’image est là.

Matériau mythique dans l’histoire de la photographie, le verre joue un rôle de premier plan dans ce travail. Tirées sur papier baryté Agfa, les images sont contrecollées sous une glace claire par un procédé à base de gélatine et de verre soluble qui leur confère une luminosité particulière. La fragilité fait ainsi partie des images comme une dimension poétique propre et assumée. Un châssis ouvert en profil d’acier soutient le verre sans toutefois l’encadrer. Les pièces de 70 X 70 cm pèsent 4.3 kg, celles de 100 X 100 cm, 14.5 kg
Quelques repères, presque contradictoires, balisent le champ imaginaire: le peintre Giorgio Morandi. Les photographes Hippolyte Bayard, Charles Nègre et J. M. Taupenot, mais aussi Ambroise Paré ou encore Poyet l’illustrateur de la " Science Amusante " de 1890.

Les Phénomènes Simples regroupent plusieurs registres : Les Mouvements de l’Air Chaud, Les Changements de Volume, Les Attractions, Les Epuisements (actuellement en chantier).

MICHEL GRANIOU

Niçois depuis le 17 septembre 1955, il fait ses premiers pas dans la campagne du quartier Saint-Barthélémy de Nice. Tout jeune son père l’initie à l’écriture de la lumière, celle qui fixe l’émotion d’une fugace combinaison des éléments ou la spiritualité d’un artiste oublié.

Diplômé de l'Ecole de photographie de Toulouse, il intègre, dès 1980, le service photo de la ville de Nice. Il démontre par la subtilité de ses images, l'attachement qu'il porte à sa terre et à ceux qui l'ont modelée en y laissant les témoignages de leur travail et de leur foi. Depuis 1990, Michel a intégré les services départementaux des Alpes-Maritimes et promène en permanence ses flashes électroniques, et sa chambre grand format dans les chapelles peintes médiévales dont il effectue les relevés, dans les églises et les orgues, les retables, les sculptures.

 

EVELYN HOFER

Evelyn Hofer photographie depuis le milieu des années 1940. Son travail est intimement lié à l’illustration de livres à la fin des années 50 et 60 pour des auteurs reconnus comme Marie McCarthy et V.S. Pritchett, évoquant inoubliablement l'atmosphère de places comme Dublin, Londres et New York.

Ses photographies sont aussi bien connues de magazines comme Life, Time Magazine et le New-York Times. Elle est pourtant la photographe inconnue la plus célèbre en Amérique.

Son travail photographique traite de différents sujets. Elle s'est distinguée aussi bien comme une photographe d'architecture, d’intérieur, de paysages, que de natures mortes.
Elle consacre beaucoup de temps pour réussir à connaître son sujet avant chaque prise de vue. Elle possède un réel talent pour percer l’essence et l’intimité de chaque objet ou personne qu'elle photographie.

Evelyn Hofer n’a jamais suivi les dernières tendances artistiques. Son travail se veut classique. Elle possède un véritable sens de la composition entre la proportion, la forme, la couleur et la lumière. Ses compositions sont subtiles et bien réfléchies. Elle possède une technique irréprochable et n'a besoin d’aucun d'effets spéciaux.


BERNARD FAUCON
Né en 1950 en Provence. Il a réalisé pendant plus de 20 ans des mises en scènes photographiques exposées dans le monde entier, notamment chez Léo Castelli à New-York, Agathe Gaillard et Yvon Lambert à Paris, et participé aux grandes expositions internationales autour de l’image fabriquée.
Principales séries : Les Grandes Vacances, Évolution probable du Temps, Les Chambres d'amour, Les Chambres d'or, Les Idoles et Les Sacrifices, Les Écritures, La Fin de l’image. Faucon s’attache à développer une fantasmatique des lieux d’où s’absentent les personnages, tout en perpétuant la part de magie et de grâce inhérente à l’ensemble de son œuvre.

ROBERT F.HAMMERSTIEL
Naissance en Autriche en 1957. Il vit et travaille à Vienne et à Paris. Il a fait des études d’allemand à l’Université de Vienne et a étudié la photographie à la Hochschule de Vienne. En 1986, il obtient le Prix des jeunes photographes européens de Francfort.
Son univers photographique se caractérise par une impertinence du manque, par l’outrance de la perte et le règne de la substitution. C’est un regard documentaire doté d’une certaine froideur froid qu’il porte sur les objets et les choses.

HIRO dit Yasuhiro Wakabayashi
Né au Japon en 1930, il part pour New-York et étudie la photographie avec Brodovitch à la New School, puis devient l’assistant de Richard Avedon. Il est engagé comme photographe à Harper’s Bazar et travail principalement pour la publicité et la presse. Ses images tirent leur puissance d’attraction d’une composition rigoureuse et d’une grande simplicité. La démarche de Hiro, entre logique et intuition, est celle d’un scientifique et d’un expérimentateur.

SUZANNE LAFONT
Elle s’intéresse aux arts plastiques et à la photographie à la suite d’études littéraires et philosophiques. L’appareil photographique chez elle ne sert pas à enregistrer des faits, dans un idéal scientifique d’objectivité, mais révèle les images comme issues d’un processus de fabrication et d’élaboration culturelle. Son travail procède par séries pour donner à voir ce processus. Elle travail surtout sur l’organisation structurelle de l’image, en travaillant sur des sites industriels, puis sur des archétypes d’action en photographiant des personnages.

OLIVIER RICHON
Né en 1956 à Lausanne. Vit et travaille à Londres. Depuis le milieu des années 80, Olivier Richon poursuit une réflexion sur la question du prétendu naturalisme en photographie et sur les modalités de la représentation. Il s’interroge sur le postulat de l’imitation stigmatisé par Baudelaire et le remet en cause en faisant de l’image un texte à déchiffrer. Ses séries comme The Academy, Iconologia et Imprese sont composées de grandes photographies en couleur et de textes.

FRANS VAN LENT
Né à Rotterdam en 1955. Diplomé de l’académie de « Voor Beeldende Vorming ». Il vit et travaille à Dordrecht en Hollande. Il commence la photographie avec une première publication en 1983 et une première exposition en 1984 à Amsterdam Foto. Il expose dans toute l’Europe et éditera de nombreux ouvrages. Une partie de sa collection est la Maison Européenne de la Photographie.

et GERT VAN ROOIJ


 
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