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MUSEE DE LA PHOTOGRAPHIE CHARLES NEGRE 
Musée fermé jusqu’au 15 février

[MUSEUM]

CHRISTINE SPENGLER

L’OPERA DU MONDE

15 février – 26 mai 2019
[15 february - 26 may 2019]

Vernissage le Jeudi 14 février à 19h,
en présence de l’artiste

Samedi 16 février 2019 à 14h30
Rencontre avec l’Artiste Christine Spengler

L opéra du monde
L’opéra du monde © Christine Spengler

Christine Spengler, fille d’Huguette Spengler dernière des artistes surréalistes, est française d’origine alsacienne. Elevée à Madrid, elle fût marquée dès l'enfance par ses visites fréquentes au Musée du Prado, où elle découvrit l'un des maîtres de la peinture espagnole, Francisco de Goya, auteur des Désastres de la guerre.
Elle découvre sa vocation de photographe et correspondante de guerre à l’âge de 23 ans. Elle exercera cette profession jusqu'en 2003 (Irak). Ses photographies de la révolution iranienne en 1979 ou du bombardement de Phnom Penh par les Khmers rouges en avril 1975, figurent parmi les plus remarquables témoignages sur des événements contemporains couverts par de nombreux photographes.

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Christine Spengler, daughter of Huguette Spengler last surrealist artists, is French of Alsatian origin. Brought up in Madrid, she was impressed from childhood by her frequent visits to the Prado Museum, where she discovered one of the masters of Spanish painting, Francisco de Goya, author of the “Disasters of War”.
She discovered her vocation as a photographer and war correspondent at the age of 23. She will practice this profession until 2003 (Iraq). Her photographs of the Iranian revolution in 1979 or the Khmer Rouge bombing of Phnom Penh in April 1975 are among the most remarkable testimonies of contemporary events covered by many photographers.

 


La galerie du musée
[MUSEUM GALLERY]

Du 8 mars au 16 juin 2019
[8 march 2019 – 16 june 2019]
Vernissage le jeudi 7 mars 2019 à 19h

Michel COEN
Portrait indien

Dans le cadre de la présentation des collections du Musée

coen
Sans titre, Ramesvaram, Inde, 1994

« La photographie existe : je l’ai rencontrée. Elle vit par terre sur le trottoir poussiéreux de la Mahatma Gandhi Street ; Pondichéry.

Dimanche matin, Sunday Market , un homme, tel un magicien, opère devant une foule moins surprise que moi : un peu de produit magique sur un bout de papier dans une main, un négatif dans l’autre, quelques élastiques et le miracle s’accomplit au soleil.

Je te confie donc le plus beau cadeau que l’Inde pouvait m’offrir après l’oubli, et pour cinq roupies seulement.

J’ai souvent essayé, dans le froid du laboratoire parisien, d’obtenir une image par quelque procédé ancien. Mes investigations se sont toujours soldées par un échec : le papier minutieusement choisi, les produits – eau, bichromate, gomme et pigments – précisément dosés et dument mélangés, le soleil remplacé par des tubes oud es lampes à UV : au final, un beau gâchis. La manière dont cet homme, prestidigitateur anachronique exerce ses talents, est des plus étonnantes. Tout d’abord, il « couche » l’émulsion : un coton tige trempé dans le produit vite agité à la va-vite sur un simple papier bristol à la coupe irrégulière.

Je pense alors au choix rigoureux de mon pinceau plat en soies, aux mouvements croisés et délicats conseillés par je ne sais quel des nombreux ouvrages édités sur ce sujet.

Là, un négatif accolé sur un petit papier émulsionné, à l’aide d’un bout de carton et de quatre élastiques, suffisent. Les savants calculs  des temps de séchage et d’exposition se dissolvent dans le baratin tamoul du camelot-tireur bien rodé. Le résultat, d’une grande précision, apparaît après un simple dépouillement de l’image à l’eau claire. Les images, en pleine exposition (insolation) , traînent un peu partout autour de l’homme, par terre, sur le trottoir ; entre les pieds des badauds, appuyées contre un mur ou tout simplement posées devant lui. Inlassablement, sans que la production ne s’arrête jamais, les images de démonstration, multitude de portraits provenant de ses propres négatifs, s’entassent devant lui en de petites piles irrégulières.

Une simplicité et un dénuement déconcertants ; rien, trois fois rien et les photos jaillissent, un femme, là un homme, un peu plus loin ces deux enfants qui eux aussi figés dans le produit magique me sourient inlassablement. Ils me disent clairement qu’ils sont une vérité photographique qui m’échappe. Je ne peux que les acheter. J’imagine déjà les copains à Paris : « ART PAUVRE », vont-ils me dire. A Paris peut-être, ici la magie : émanation de trois fois rien, au coin d’un trottoir. Nulle part.
Je me demande pourquoi je t’envoie ces objets si précieux pour moi alors que je ne suis même plus sûr de ton adresse. C’est parce que je t’aime et que j’ai envie de partager. A chaque fois que je voies quelque chose de beau, de nouveau ou tout simplement de différent … je te l’expédie via la poste. J’ai acheté une moto qui m’emmène jusqu’à l’orée du jour, loin de la ville …. Loin de toi ... dans l’Inde ; peut-être traversera-t-elle le pays avec moi, peut-être me ramènera-t-elle vers toi.

Michel Coen
Pondichéry, février 1994

Michel Coen est né à Nice en 1967, après une formation technique, il a suivi 4 années d’enseignement supérieur dans une section photographique (Université de Paris 8).
Il a été assistant et opérateur de prises de vues pour la Caisse Nationale  des Monuments Historiques et des Sites, pour les travaux muséographiques et services culturels du Musée du Louvre. Auteur de reportages sur l’archéologie post-industrielle, l’urbanisme et l’ethnologie, son travail est qualifié d’ethnologie poétique et de typologie d’architecture  par Photographies Magazine ; il a fait l’objet de plusieurs publications : Les saisons niçoises de Friedrich Nietzsche (Z’Editions), Cotonou, regard sur une ville (Esprit Libre) ;  Nice – Architecture des années cinquante (Forum de l’urbanisme).
Au fond d’une arrière-cour, dans une ancienne usine, il continue son travail après une âpre expérience de nègre dans l’art contemporain.

 


 
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