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Helmut NEWTON
" Icônes "
17 février – 28 mai 2017
Vernissage > Jeudi 16 février 2017 à 12h30

Musée de la Photographie Charles Nègre
1, Place Pierre Gautier – 06300 Nice

Newton

De père juif allemand et de mère américaine, le jeune Helmut suit ses études au lycée Werner von Trotschke de Berlin, puis à l'École américaine de Berlin. Il s'intéresse très tôt à la photographie et, dès 1936, devient l'élève de la photographe allemande Else Simon, dite « Yva », à qui il doit son style de photographie. Il quitte l'Allemagne nazie en 1938. Après avoir travaillé pendant un temps à Singapour, il émigre en Australie. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il rejoint l'armée australienne où il est affecté à la logistique.

En 1948, il épouse l'actrice australienne June Brunell. Après la guerre, il travaille comme photographe en indépendant, en réalisant des photos de mode ainsi que des travaux pour le magazine Playboy. À la fin des années 1950, il se concentre davantage sur les clichés de mode. Il s'installe à Paris en 1961 et devient un photographe de mode très productif. Ses travaux apparaissent dans de nombreux magazines, en particulier dans Vogue. Son style, parfois d'une subjectivité sensuelle, est marqué par l'érotisme, par des scènes stylisées et, souvent, par une violence sous-jacente. À partir de 1970, sa femme June se lance aussi dans la photographie, sous le nom d'Alice Springs.

Cette exposition, conçue spécialement pour le Musée de la Photographie, a été réalisée en collaboration avec la Fondation Helmut Newton à Berlin. La Ville de Nice tient à remercier son Conservateur, Monsieur Matthias Harder, qui a permis de montrer pour la première fois à Nice cet ensemble d’images devenues iconiques, ainsi que Madame June Newton, pour le soutien et l’aide apportés durant ces derniers mois.

 

logo Foundation Newton

L’exposition a reçu le soutien des partenaires suivants :

partenaires


Préface de Matthias Harder
Conservateur en chef de la Fondation helmut Newton

Il ne fait aucun doute qu'Helmut Newton est l'un des plus grands photographes du XXème siècle. Ses extraordinaires photographies de mode, ses portraits et ses nus continuent d'être montrés à ce jour. Ainsi, nous retrouvons également ces trois principaux genres dans cette exposition. Passant au-delà des formes traditionnelles de la narration, la photographie de mode de Newton est imprégnée d'élégance luxueuse et de séduction subtile, de citations culturelles et d'un sens de l'humour surprenant. Tout en vivant à Paris et Monte Carlo dans les années 70 et 80, le photographe a développé un style inimitable, y compris le jeu ou le mépris total pour les tabous.

Newton a travaillé pour de nombreux magazines internationaux et aussi directement avec des designers et des maisons de mode. Il est de notoriété publique que la mode féminine vise à séduire et que les photographes sont engagés pour cela. Dans les années 70, Newton a décidé d'aller plus loin en usant de la nudité réticente ou pure dans le monde visuel de la mode. Dans des hôtels luxueux, il fait glisser avec suggestion la bretelle du modèle pour révéler son sein, tandis que pour une prise de vue nocturne dans une allée parisienne, il fait poser une seconde femme nue au côté d'un modèle vêtu d'un smoking Yves Saint-Laurent. Alors que ces images insolites étonnaient et provoquaient dans le décor, elles révolutionnaient surtout la photographie de mode. En outre, les photographies de Newton renvoient à la transformation du rôle des femmes dans la société occidentale de l'époque.

Le potentiel créatif d'Helmut Newton était déjà présent dans son travail de mode des années 60, et comme nous le savons aujourd'hui, il y avait de la marge de manœuvre. Les images subtiles qu'il a produites maintes et maintes fois ont fait plus que simplement décrire la mode ; elles proposent aussi commentaires et interprétation. Cela vaut en particulier pour ses commandes ultérieures pour Yves Saint-Laurent, Thierry Mugler et Blumarine. Newton mettait en scène la mode dans les rues, dans les espaces publics ou, comme il le disait, « dans la vie », plus souvent que dans le studio. Il a placé les femmes sur un piédestal métaphorique, qui, contrairement à la photographie de mode antérieure, ne renfermait plus de galanterie, mais faisait plutôt appel à la confiance en soi des femmes. Certaines de ses images en noir et blanc nous rappellent des scènes de films d'Hitchcock, alors que ses tirages en couleur pourraient passer pour être précurseurs des films de David Lynch.

Newton a décrit les femmes comme des créatures actives et attrayantes, affirmées et érotiques, qui semblent dominer le paysage, ainsi que les hommes qui apparaissent occasionnellement dans le décor. Sa fascination pour les femmes de caractère a atteint son zénith dans les années 80 avec la célèbre série plus grande que nature Big Nudes (Grands Nus). L'idée non conventionnelle de présenter la mode contemporaine avec des modèles vêtus et non vêtus dans les diptyques était un thème qu'il avait déjà travaillé au milieu des années 70. Avec ses Big Nudes et les images de sa série Naked and Dressed (Nu et Habillé), Newton avait ouvert une nouvelle dimension de l'image photographique humaine. Cette dernière série a été réalisée en plein air au printemps 1981 pour le magazine Vogue italien, suivie de plans en studio pour Vogue France quelques mois plus tard.

Il y a aussi des extraits de ces séries au sein de l'exposition Icônes à Nice. Une partie de l'exposition est tirée de la rétrospective Newton Work, organisée à l'occasion de son 80ème anniversaire. Une autre partie, intitulée Private Property Suites, est composée de 45 photos célèbres en noir et blanc sélectionnées par Newton lui-même en 1984.

La photographie de mode a toujours été l'aspect le plus important du travail de Helmut Newton. Ces dernières années, elle s'est libérée des magazines et est considérée comme un média de premier plan à part entière. De nombreuses expositions muséales ont suivi cette tendance. Le marché de l'art et de la vente aux enchères a propulsé des tirages de quelques photographes de mode classiques et contemporains à des hauteurs imprévisibles. C'était encore très différent dans les années 60 et 70, quand Irving Penn, Richard Avedon, William Klein ou Helmut Newton travaillaient dans des éditoriaux de magazines. Certaines de leurs photographies sont devenues iconiques et certaines de ces icônes peuvent être vues dans cette exposition.


Biographie

1920 : Naissance d'Helmut Newton à Berlin
1930 – 1934 : Helmut Newton étudie au Heinrich von Treitschke Realgymnasium à Berlin-Schöneberg.
1934 – 1938 : Il réside à Berlin-Halensee.
1934 – 1935 : Il suit les cours à l'école américaine de Berlin-Schöneberg puis à l'école secondaire de Berlin-Grunewald.
1936 – 1938 : Il devient l’élève de la photographe de portrait, de nu et de mode Yva à Berlin-Charlottenburg.
1938 : Il s'enfuit de Berlin par le train vers Trieste, emmenant avec lui deux appareils photos. Il trouve du travail au Straits Times de Singapour.
1940 : Il arrive en Australie et sert pendant cinq ans dans l'armée australienne.
1946 : Il devient un citoyen australien.
1947 : Il rencontre l'actrice June Brunell, qui pose comme modèle pour lui. Ils se marient un an plus tard.
1956 : Il voyage à travers l'Europe. A Londres, il décroche un contrat d'un an à Vogue britannique et quitte le magazine 11 mois après. Puis il va à Paris avant de retourner à Melbourne où il obtient un contrat avec Vogue Australie.
1961: De retour à Paris, il s'installe dans le quartier du Marais et travaille à temps plein avec Vogue France. Il collabore occasionnellement pour Vogue britannique.
1964 – 1966 : Il est éditorialiste pour Elle France.
1964 : Il acquiert une maison et de la vigne à Ramatuelle, non loin de Saint-Tropez, où le couple passe ses vacances.
1966 : Il renouvelle son contrat avec Vogue France, avec Francine Crescent comme rédacteur en Chef.
1970 : June Newton (alias Alice Springs) commence sa carrière en tant que photographe. Lorsque son mari est malade, elle intervient pour une publicité pour des cigarettes.
1971 : Helmut Newton fait une crise cardiaque à New York. Il passe sa convalescence à l'hôpital de Colline Lennox, New York.
1975 : Il monte ses premières expositions dont sa première exposition personnelle à la Galerie Nikon à Paris. Le succès commercial ne se fait pas attendre.
1976 : Il publie son premier volume de photographies de femmes blanches.
1981 : Helmut et June Newton déménagent de Paris à Monaco, puis passent les mois d'hiver à Los Angeles.
1990 : Il obtient le Grand prix national de la photographie.
1992 : Il est décoré « Officier  de l'Ordre des Arts, Lettres et Sciences » à Monaco, ainsi qu’à la Cérémonie de la Grande Croix du Mérite de la République Fédérale d'Allemagne.
1996 : Il est décoré « Commandeur de l'Ordre des Arts et Lettres » par le ministre français de la culture.
2000 : Une grande rétrospective itinérante est organisée pour son 80ème anniversaire, à la nouvelle galerie nationale Neue Nationalgalerie à Berlin, suivie de Londres, New York, Tokyo, Moscou et Prague, entre autres.
2003 : Un accord est signé pour la création de la fondation Helmut Newton à Berlin, avec la fondation du Patrimoine culturel prussien Stiftung Preussischer Kulturbesitz.
2004 : Helmut Newton meurt à Los Angeles. La fondation Helmut Newton ouvre peu de temps après sa mort.


Galerie du musée

Galerie

Anonyme – Photochrome – Nice, le Marché  - ca. 1890

Cette galerie propose, simultanément à l'exposition Newton, une présentation d'œuvres du XIXème siècle issues de la collection.

NICE
A la Belle-Époque

Cette exposition consacrée à Nice à la Belle-Époque, rassemble près de 60 photographies originales prises entre 1865 et 1910 par d’illustres photographes comme Charles Nègre, Eugène Degand, les Frères Neurdein, Jean Gilletta ou des photographes anonymes. Toutes ces œuvres proviennent de la collection du Musée de la Photographie Charles Nègre qui dispose désormais d’un espace permanent pour la présentation de sa collection.

Près d’un demi-siècle d’images témoignent des étapes d’une révolution urbaine qui voit la capitale du Comté de Nice enracinée dans son terroir devenir celle d’une Côte d’Azur cosmopolite.

La période Belle-Époque débute en 1870 jusqu’à 1914, mais pour Nice, on peut l’étendre, comme le fait l'historien Michel Steve, de 1860 à 1914. Le rattachement du Comté de Nice à la France en 1860 est le point de départ de cette nouvelle ère.

Alors que Nice était restée figée durant plusieurs siècles, la démographie, la culture, l’économie et l’architecture commencent à évoluer. Cette période d’essor transforme le quotidien des niçois et leur cadre de vie.

La Belle-Époque est une période d’opulence et de joie de vivre. Une ville neuve surgit rassemblant l’aristocratie, le luxe et l'oisiveté de toute l'Europe sans doute attirés par le climat doux et la qualité de vie. Nice est bâtie pour le plaisir et les distractions d'une classe sociale privilégiée.

La fonction d’accueil est le facteur déterminant du développement urbain afin de satisfaire les goûts de luxe de la clientèle. De nombreux hôtels, palaces et palais remarquables sont construits. Des bâtiments à vocation culturelle ou de divertissement apparaissent avec les casinos, les cinémas, les théâtres. Divers progrès techniques comme le train ou le tramway, rendent la ville plus moderne et attractive.

Dans un contexte d’explosion démographique avec des hivernants de plus en plus nombreux, l’espace urbain de Nice s’étend au-delà du paillon, vers les collines de Cimiez, Rimiez, Fabron, St Philippe, St Barthélemy… Quand les collines sont occupées on aménage la plaine le long de grands axes Nord-Sud, comme Gambetta, Jean Médecin, Malaussena, Borriglione… La construction de la ville nouvelle est amorcée.

Nice à la Belle-Époque est une ville nouvelle inventée, mais qui plonge ses racines dans le travail des Niçois, ouvriers, bugadières, paysans ou pêcheurs indispensables à la croissance de la cité.

 


 
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