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Expositions temporaires


Nice des anéées 30
aux années 50

Collection Norbert Huffschmitt

Nice, du fait de sa renommée, a toujours été une ville très photographiée. Déjà, les images de Charles Nègre et de Jean Giletta, présentées l’année dernière au Théâtre de la Photographie et de l’Image à l’occasion de l’exposition Nice, 1863 – 1960, de Charles Nègre à Jean Giletta, ont permis au public de redécouvrir Nice et le quotidien de ses habitants saisis au cours de la deuxième moitié du XIXème siècle ; des paysages et des scènes de genre qui révélent une ville pittoresque et animée.

A son tour l’exposition Nice, des années 30 aux années 50 répond à une forte demande des Niçois en quête de leur passé et de leurs racines. Grâce à la collection de M. Norbert Huffschmitt, riche des prises de vue de Paul Louis, nous avançons dans la mise au jour de notre mémoire, nous nous rapprochons de notre temps. Cette exposition témoigne des changements qui se sont opérés dans notre ville, durant ces quarante dernières années et combien fut violent le choc qui permit, à compter de ces années 1950, de passer de la France du début du XXème siècle à celle des Trente glorieuses, rutilante de consommation et de libertés mesurées.


Palais Jetée-Promenade– 1938 © Huffschmitt
Avec habileté et élégance, Paul Louis, photographe niçois héritier des fameux « Portraits Louis » qui ont figé pour l’éternité le sourire de tant de nos parents, grands-parents et arrière-grands-parents, sait associer la ville comme toile de fond, les Niçois comme acteurs et la fête comme sujet.

Nous sommes frappés en effet par l’extraordinaire vitalité et imagination des Niçois de ce temps, apparemment insouciant et pourtant menacé, quand il s’agissait de se distraire. Courses de garçons de café, de livreurs de journaux, batailles au plâtre, Carnaval bien sûr, défilant encore place Pierre-Gautier, courses automobiles, courses de motos, de vélos, courses d’ânes ; vegliones, Redoutes et féeries blanches, compétitions de plongée et concours de beauté, de sex appeal, d’élégance féminine, de coiffure, tout semble prétexte à divertissement.


Bataille de plâtre - 1938 © Huffschmitt

Mais Paul Louis n’ignore pas les acteurs de la fête. Visages joyeux de fêtards, visages crispés par l’effort de compétiteurs, visages souriants de séduction apprêtée, visages graves de fleuristes ou de rudes militantes, ces visages-là sont ceux de Niçois d’autant plus chers qu’ils nous sont proches, et pour certains, sans doute, encore animés de vie même si des rides les burinent. Parmi ces visages, certes, le mythe de la Côte d’Azur et de Nice, sa capitale, joue encore au bénéfice de Joséphine Baker ou de Gustave V, roi de Suède. Mais les acteurs de cette exposition, ce sont bien les Niçois.

« Cette exposition a l'intelligence de nous montrer tous les aspects d'un photographe au quotidien. Un trajet qui nous trouble et nous émeut, est-ce de l'Histoire ou l'infinie variété de nos souvenirs joyeux ou tristes, heureux ou malheureux ?
Après un tel voyage dans son univers, combien m'apparaît la richesse de ce tendre et modeste ami Paul Louis, que je croyais si bien connaître.
Je ne doute pas que les Niçois mais aussi les autres, ne soient conquis par celui qui de deux prénoms s'est fait un nom. »
Raoul MILLE


Vespa club - 1951 © Huffschmitt

Paul LOUIS


Agent de Police - 1949 © Huffschmitt

Paul Louis a commencé la photographie au début des années 30. Agé d’une vingtaine d’années, il fait des piges pour les quotidiens, comme l’Eclaireur de Nice et du Sud-Est et parcourt la ville, armé d’un Contax 24x36. Tous les sujets sont traités : des plus anodins aux manifestations de prestige, qu’elles soient mondaines ou sportives, en passant par les accidents de la circulation et les affaires criminelles. En examinant ses négatifs, on peut trouver sur le film d’une journée, jusqu’à cinq sujets différents. Opérant sans flash, en lumière naturelle, il compose ses images dans son viseur rectangulaire, avec un souci esthétique évident et une volonté de souligner l’action photographiée.

Après cinq ans d’absence, de retour à Nice en 1944 pour la Libération, on le retrouve sur la place Masséna pour figer ce moment historique, équipé d’un appareil à négatif verre Speed Graphic, comme c’était la mode alors chez les reporters américains.

Les années suivantes amènent un grand changement dans sa façon de travailler : désormais, le sujet prime sur la composition de l’image, le plan s’élargit.
La Libération - 1944 © Huffschmitt
Comme la plupart de ses confrères, il adopte le Rollei et son format carré. Le sujet est souvent placé au milieu du cadre, l’image sera ensuite recadrée à l’horizontale ou à la verticale suivant les besoins de mise en page des journaux.

La demande du public et des journaux change, les revues spécialisées apparaissent : Paul Louis va progressivement abandonner les scènes de la vie quotidienne pour s’intéresser aux personnalités de la politique, et surtout du spectacle, de passage sur la Côte d’Azur.

Finalement, dans les années 50 et 60, il va devenir le photographe du cinéma, du festival de Cannes en particulier, suivit dans les années 70 par Norbert Huffschmitt qui a réuni sa collection riche de plusieurs dizaines de milliers de clichés à sa disparition en 1989.


Vol Nice New York – 1945
© Huffschmitt

4CV sur la Promenade – 1951
© Huffschmitt

 
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