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Le photogramme 

du 25 juin au 3 octobre 2010

Christian Estrosi, Ministre chargé de l’Industrie, Maire de Nice, Président de Nice Côte d’Azur vous invite au vernissage de l’exposition le Photogramme au Théâtre de l’Image et de la Photographie.

Cette exposition réunie des grands noms de l’histoire de la photographie, Lázsló Moholy-Nagy, Man Ray, Raoul Hausmann Wols, mais aussi des artistes contemporains. Au total, ce sont 14 artistes et une centaine d’œuvres exposés sur les cimaises du Théâtre de la Photographie et de l’Image Charles Nègre.

Le procédé du photogramme consiste à poser directement des objets sur le papier sensible puis, à l’exposer quelques secondes à la lumière avant le développement. C’est donc, dans son principe même, une image unique, sans négatif, dans laquelle les valeurs des noirs et des blancs sont inversées.

Le photogramme peut être rendu plus complexe par l’utilisation successive de différentes sources de lumière. Tout objet ou encore dessin schématique ou graphique, posé sur un papier sensibilisé, laisse sa forme en réserve, alors que sur ses pourtours le papier noircit, silhouettant ainsi le motif en négatif.

En fonction de leur nature, ces images sont uniques. Elles n’en sont pas moins significatives des multiples possibilités qu’offre la photographie. Le photogramme laisse à l’artiste la possibilité de donner cours à toutes ses fantaisies et expérimentations. Cette extraordinaire précision des détails dans le rendu de l’objet et cette lumière chargée de dynamisme nous laissent presque croire que nous sommes en présence d’un phénomène surnaturel. Elles nous subjuguent alors même que l’image n’est qu’une simple transcription du réel.

affiche expo Georges Rousse
© Nancy Wilson-Pajic, de la série Falling Angels, 1997

Le Photogramme

Définition
Le procédé du photogramme consiste à poser directement des objets sur le papier sensible puis, à l’exposer quelques secondes à la lumière avant le développement. C’est donc, dans son principe même, une image unique, sans négatif, dans laquelle les valeurs des noirs et des blancs sont inversées.

Le photogramme peut être rendu plus complexe par l’utilisation successive de différentes sources de lumière. Tout objet ou encore dessin schématique ou graphique, posé sur un papier sensibilisé, laisse sa forme en réserve, alors que sur ses pourtours le papier noircit, silhouettant ainsi le motif en négatif.

Génèse
La pratique du photogramme est liée à la génèse de la photographie. Utilisé par Nicéphore Niepce (1765-1833), puis par Henry Fox Talbot (1800-1877), il fut admirablement exploité à la fin des années 1840 par Anna Atkins (1799-1871) à partir d’herbiers dont elle conservait la partie négative.

Redécouverte dans les années 1920, cette technique devient un nouveau langage pour les avant-gardes. De nombreux artistes se livrèrent à des recherches en explorant véritablement les possibilités plastiques offertes par l’empreinte de l’objet sur le papier photo.

En fonction de leur nature, ces images sont uniques. Elles n’en sont pas moins significatives des multiples possibilités qu’offre la photographie de réinterprétations. Le photogramme laisse à l’artiste la possibilité de donner cours à toutes ses fantaisies et expérimentations. Cette extraordinaire précision des détails dans le rendu de l’objet et cette lumière chargée de dynamisme nous laissent presque croire que nous sommes en présence d’un phénomène surnaturel. Elles nous subjuguent alors même que l’image n’est qu’une simple transcription du réel.

Les artistes

Trois artistes, Christian Schad, László Moholy-Nagy et Man Ray, associèrent étroitement leurs noms à ce procédé, le nommant successivement schadographie, photogramme et rayogramme. Ils se livrèrent aux expériences les plus abouties, juxtaposant parfois dans les expositions des images en négatif et en positif, ou ne faisant connaître pour d’autres que des épreuves perçues en négatif où des objets opaques ou translucides étaient rendus en négatif.

Christian Schad
Schad (1894-1982), dadaïste allemand, est séduit par cette méthode qui limite l’investissement subjectif de l’artiste, laissant une part certaine au hasard. Le caractère imprévisible du résultat remettait en question la composition traditionnelle par la production d’images d’une « simplicité sans règle ».

László Moholy-Nagy
Ce n’est qu’en 1922 que Moholy-Nagy (1895-1946), artiste-constructiviste, s’intéresse à la photographie par le biais du photogramme. Il utilise ce procédé dans une optique immatérielle, davantage préoccupé de jeux de lumière que d’empreintes d’objets. Pendant plus de vingt ans, cette technique constitue la base de sa pratique photographique. Pour Moholy-Nagy, le photogramme représente l’essence de la photographie, une véritable « écriture par la lumière » et le moyen d’expression le plus moderne de son temps.

Man Ray
Toujours à la recherche de techniques nouvelles, Man Ray (1890-1976), artiste dadaïste et surréaliste, raconte dans son autoportrait (Edition Seghers – 1986) qu’il aurait « redécouvert » tout à fait accidentellement le principe du photogramme. « Je me souviens d’avoir posé, quand j’étais gosse, des fougères dans un petit châssis. En les exposant à la lumière du soleil, j’obtenais un négatif blanc de ces fougères. Mes rayographes partaient du même principe, mais il s’y ajoutait un effet tridimensionnel et toute la gamme des valeurs ».

Mais aussi…
D’autres noms majeurs de l’histoire de la photographie ont utilisé cette technique, tels Wols (1913-1951), Alexandre Rodtchenko (1891-1956), François Kollar (1904-1979), Raoul Hausmann (1886-1971), Elfriede Stegemeyer (1908-1988), Gene Fenn (1911-2001)…

Des artistes contemporains

Des artistes plus contemporains aborderont le photogramme à travers différents thèmes, tels ceux réalisés par André Villers autour de la nature ou la nature-morte pour Michel Graniou. Nancy Wilson-Pajic ou Simon Couvin montreront tour à tour des personnages grandeur nature ou des costumes réalisés à partir de modèles de grands couturiers. Enfin, Francis Daniel lui, s’attaquera à la matière même.

André Villers
Sans titre – 1996
André Villers – Musée de la Photographie André Villers
André Villers
Photogramme, 1996
André Villers – Musée de la Photographie André Villers
Elfriede Stegemeyer
Rotation – 1973
Elfriede Stegemeyer
© André Kertész
De la série « Caresse », 2002
Francis Daniel
Elfriede Stegemeyer
De la série « Gueule », 2000
Francis Daniel
© André Kertész
Sans titre, 2010
Michel Graniou
© André Kertész
Cheveux longs II, Tresse – 2009
Simon Couvin
© André Kertész
Jeu des petits états - 2008
Simon Couvin

 


 
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