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Le Théâtre de la Photographie et de l’Image Charles Nègre
présente du

27 février au 16 mai 2010


GEORGES ROUSSE

LIEUX UNIQUES

Photographe plasticien reconnu internationalement, Georges Rousse explore des lieux souvent voués à la démolition, pour les construire ou les déconstruire selon un processus complexe et très élaboré. Une fois le lieu transformé, l’image finale est réalisée et restera le témoignage de l’espace et de ce lieu unique, photographié sous cet angle.

affiche expo Georges Rousse
©Georges Rousse, ADAGP, Paris 2010

Le Théâtre de la Photographie et de l’Image lui a passé commande d’une nouvelle création, qui a été réalisée en novembre dernier, sur le site de la Station-Lebon, rue Meyerbeer.

Outre cette nouvelle oeuvre qui est entrée dans les Collections de la Ville de Nice, Georges Rousse a également réalisé, in situ, la photographie « Nice 2009 » au Musée des Beaux-Arts. Cette photographie sera exposée à l’occasion du vernissage de l’exposition, puis au musée des Beaux-Arts dans le cadre de « Mars aux Musées ».

Autour de ces deux nouvelles pièces qui seront présentées en avant première lors de l’inauguration, l’exposition présentera une vingtaine d’œuvres de grands formats, mais aussi pour certaines, les dessins, croquis et peintures préparatoires s’y rapportant.

Christian Estrosi, Ministre chargé de l’Industrie, Maire de Nice, vous invite au vernissage de l’exposition, vendredi 26 février 2010, à 18h30, au Théâtre de la Photographie et de l’image, en présence de Muriel Marland-Militello, Députée, Adjointe au Maire déléguée à la Politique Culturelle de la Ville de Nice.

Georges Rousse

Depuis le Noël de ses 9 ans où il reçut en cadeau le mythique Brownie Flash de Kodak, l'appareil photo n'a plus quitté Georges Rousse. Alors qu'il est étudiant en médecine à Nice, il décide d'apprendre, chez un professionnel, les techniques de prise de vue et de tirage puis de créer son propre studio de photographie d'architecture. Mais bientôt, sa passion le pousse à se consacrer entièrement à une pratique artistique de ce médium sur la trace des grands maîtres américains, Steichen, Stieglitz ou Ansel Adams.

C'est avec la découverte du Land Art et du Carré noir sur fond blanc de Malevitch, que Georges Rousse choisit d'intervenir dans le champ photographique établissant une relation inédite de la peinture à l'Espace. Il investit alors des lieux abandonnés qu'il affectionne depuis toujours, pour les transformer en espace pictural et y construire une œuvre éphémère, unique, que seule la photographie restitue.

Pour permettre aux spectateurs de partager son expérience de l'Espace, il présente, dès le début des années 80, ses images en tirages de grand format. Cette œuvre forte et singulière qui déplace les frontières entre les médias traditionnels, s'est immédiatement imposée dans le paysage de l’art contemporain.

Depuis sa première exposition à Paris, à la galerie de France en 1981, Georges Rousse n'a cessé d'exposer et d'intervenir dans le monde entier, en Europe, en Asie (Japon, Corée, Chine, Népal.), aux Etats-Unis, au Québec, en Amérique latine..., poursuivant son chemin artistique au-delà des modes.

Il a participé à de nombreuses biennales - Biennale de Paris, Biennale de Venise, Biennale de Sidney et recu des prix prestigieux.

1983 : Villa Médicis "hors les murs" à New York
1985 -1987 : Villa Médicis, Rome
1988 : Prix ICP (International Center of Photography), New York
1989 : Prix de Dessin du Salon de Montrouge
1992 : Bourse Romain Rolland à Calcutta
1993 : Grand Prix National de la Photographie
2008 : Georges Rousse succède à Sol Lewitt comme Membre associé de l'Académie Royale de Belgique

ll est représenté par plusieurs galeries européennes et ses œuvres font partie de collections majeures.

Georges Rousse est né en 1947 à Paris où il vit et travaille.

Texte issu du site internet : www.georgesrousse.com
© Georges Rousse, ADAGP, Paris 2010

Georges Rousse, par Marie-France Bouhours, Directrice du Théâtre de la Photographie et de l’Image

Georges Rousse vit et travaille à Paris. Pensionnaire à la Villa Médicis en 86-87, en 88 il reçoit le prix de l’International Center of Photography de New-York. Son travail fait l’objet d’une excellente reconnaissance internationale et est présent dans de nombreuses institutions en France et à l’étranger. De multiples expositions collectives et personnelles lui ont été consacrées.

Après des études de médecine, il décide, dès les années quatre-vingts, de se consacrer à la photographie. Issu de la figuration libre, il associe dans un premier temps la représentation humaine et la photographie, puis très vite, il introduit dans la même pratique et dans l’espace photographié, la peinture, l’architecture, le graphisme et la sculpture, ce qui l’inscrit, avant même que le terme soit utilisé dans ce que l’on appelle aujourd’hui la « photographie plasticienne ».

A partir de 1983, son intérêt se porte de plus en plus sur l’espace et les figures géométriques, les figures humaines disparaissent pour laisser place aux formes. Il explore des lieux souvent voués à la démolition ou à l’oubli, pour les investir totalement, les construire ou les déconstruire. Après repérages, commence un long travail de concentration puis de préparation, un véritable corps à corps avec un espace défini qu’il va devoir restituer à sa propre vision. Le travail est réfléchi, préparé, rien n’est laissé au hasard. Ses esquisses, dessins et gouaches organisent la construction de l’espace en fonction de la lumière. Celle-ci, dans un premier temps, est effacée, pour n’apparaître que plus éblouissante au moment du dispositif final.

L’architecture du lieu est peu à peu modifiée par des constructions peintes ou transformée par la peinture directe sur les sols, les murs ou les plafonds. Une fois le lieu transformé, l’image finale est réalisée et restera le seul témoin de l’espace et de ce lieu unique photographié sous cet angle. Georges Rousse ramène l’espace manipulé à la surface plane de la photographie. Il suit les lois définies par les théoriciens de la perspective à la Renaissance, pour en démonter les mécanismes et en démystifier les codes.

Georges Rousse est un voyageur, un marcheur, un penseur, c’est un homme qui a les pieds sur terre. Aucun trucage n’a lieu dans la réalisation de ses photographies, sur des formes ajoutées afin de redéfinir un nouvel espace et provoquer ainsi une déformation de la perspective, il oblige le spectateur à un effort de vision.

L’illusion est totale. La magie opère. Chaque image, dépouillée ou complexe devient une énigme. La relation intime entre l’artiste et l’espace, la peinture et la photographie sont ressenties intensément par la spectateur, cet espace réel et pourtant de nature illusionniste, donne envie de pénétrer au-delà de l’image pour tenter de la comprendre et de s’y fondre, afin de devenir autre. La force de l’image est là, indéniable, face à nous.

Pour avoir vu travailler Georges Rousse in situ, solitaire dans ces espaces voués à l’oubli, je garde pour lui une admiration profonde. A la fois concepteur, installateur, artisan, peintre, et surtout photographe, il fait partie de ces artistes qui au fil des ans poursuivent leur chemin, indifférents aux courants artistiques et aux modes, mais qui, à chaque nouvelle réalisation, nous éblouissent.



 
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