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Septembre de la photographie

Le Théâtre de la Photographie et de l’Image Charles Nègre présente,
du 13 septembre au 18 novembre 2007, dans le cadre de l’année de
l’Arménie à Nice
Septembre de la photo 2007 :
Carnets d'Arménie



L’Arménie n’a jamais cessé de faire parler d’elle. En particulier pour des raisons historiques, mais aussi culturelles. Dernier événement en date : la célébration de l’Année de l’Arménie en France qui vient de s’achever. Les manifestations qui l’ont composée contribuent à porter un éclairage supplémentaire sur le pays.
Dans cette édition du Septembre de la Photo, le photojournalisme sera à l’honneur avec une sélection de quatre photoreporters arméniens :
Patrick ARTINIAN, Ruben MANGASARYAN, Karen MIRZOYAN et Max SIVASLIAN.

Patrick ARTINIAN


© Patrick ARTINIAN


© Patrick ARTINIAN

TRACES, de Turkmen à Istanbul

Patrick ARTINIAN a parcouru le chemin emprunté par son grand-père lors de son exil.
« Il y a près de 25 ans, j’interrogeais mon grand père, Khatcher Artinian, Arménien comme son nom le suggère. Je voulais connaître sa vie en Turquie et son périple à travers un pays à feu et à sang qui devait le conduire jusqu’à Marseille un jour de juillet 1924. Je savais que cela servirait un jour. Aujourd’hui, l'occasion m’a été donnée de me rendre sur les lieux des vingt premières années de la vie de Khatcher, qui avait travaillé comme berger à Türkmen, un village de l’ouest de l’Anatolie, dans la province de Bursa. J¹ai décidé de me rendre dans son village, d’y séjourner quelques temps, puis de mettre mes pas dans les siens, sur le chemin de sa déportation jusqu’à Eregli, aux portes de la Cilicie, où son calvaire a pris fin. C’est là en effet que Khatcher et sa famille furent recueillis par un fermier et sauvés ainsi d’une mort programmée. »

Né en 1960 à Martigues, Patrick ARTINIAN a débuté sa carrière de photographe comme collaborateur du quotidien « Libération » de 1985 à 1996, date à laquelle il rejoint l’agence Contact Press Images. Parmi les nombreux reportages effectués, il a notamment couvert la révolte et le tremblement de terre en Arménie, la guerre en ex-Yougoslavie, la famine en Somalie, les réfugiés Kurdes Irakiens en Turquie, etc. Plus récemment, il a réalisé un travail à long terme sur une petite ville des Etats-Unis, Lawrence dans le Kansas, ainsi que plusieurs reportages autour du sport.

Ruben MANGASARYAN


© Ruben MANGASARYAN


© Ruben MANGASARYAN

Travaillant pour des agences de presse d’Erevan sur les événements de début de ’Arménie moderne, Ruben MANGASARYAN a couvert plusieurs reportages : les mouvements populaires de 1987 à 88, le tremblement de terre de décembre 1988, la guerre du Karabakh ou la vie des minorités Molokans et Kurdes en Arménie.

Ruben MANGASARYAN, né en 1960 à Erevan, a commencé sa carrière de hotojournaliste en 1986 pour Novosti Photo, puis a crée dans les années 1990 sa propre agence, Patker Photo à Erevan. En 2004, dans le cadre du Caucasus Media Insitute, il est devenu le responsable de l'enseignement en photojournalisme, enseignement développé grâce au World Press Photo. Ses photos du dramatique tremblement de terre de Gumri ont été exposées dès 1989 à travers une douzaine de pays. Il a exposé aux quatre coins du monde, en Russie, au Japon, en France, en Grande- Bretage. En 2006, il a remporté le premier prix du Press Photography Contest de Pologne. La même année, avec ses étudiants en journalisme et un collègue turc de l'agence Nar Photo, il a dirigé le projet Merhabarev, un regard croisé entre photographes turcs et arméniens sur les villes d'Istanbul et d'Erevan.



Karen MIRZOYAN


© Karen Mirzoyan


© Karen Mirzoyan

Ma maison, mon château

Série de portraits d’enfants dans leur habitat, réalisée en 2005.

L’équipe nationale non-officielle de football du
Karabakh


Karen Mirzoyan, né en 1981 à Tbilissi en Géorgie, est venu s'installer pour ses études à Erevan en 1998. Il commence dès 2001 à travailler comme photojournaliste pour la presse locale avant de devenir le collaborateur régulier du magazine online ArmeniaNow.com. Il étudie au Caucasus Media Institute et obtient son certificat en photojournalisme en 2004-2005 puis part continuer sa formation à Londres collaborant notamment à Panos Pictures Agency. En 2006, avec Ruben Mangasaryan, il se rend au Liban photographier les enfants victimes de la guerre et participe également en 2006 au projet Merhabarev. Il a participé à plusieurs expositions en Arménie mais aussi en Russie et en Turquie et a été le responsable photo de l'année de l'Arménie célébrée en Russie tout au long de l'année 2006.

Max SIVASLIAN


© Max Sivaslian


© Max Sivaslian

Ils sont assis

C’est ainsi qu’on désignait, littéralement, le fait d’être interné dans un camp en Union Soviétique. L’expression est restée dans le langage populaire dans toutes les républiques après le démantèlement de l’empire. Ce regard est le résultat d’un long travail dans les centres de détention d’Arménie à la fin des années 90 : six camps de détresse, dont les prisons pour femmes et pour mineurs. Le correspondant de presse explore à cette occasion avec pudeur l’intimité de l’enfermement car, au-delà des évolutions historiques, l’univers soviétique persiste et marque l’intemporalité des conditions carcérales. On subit ici le choc de ces visages devenus anonymes, qui sont finalement de nulle part, si ce n’est du lieu universel de la privation de liberté.

Karabakh

Ces témoignages de la guerre de 1992 à 1994 qui opposa l’Arménie à sa voisine l’Azerbaïdjan, sont un peu comme l’acte de naissance de l’Arménie contemporaine.

Né en 1954 à Marseille dans une famille arménienne, Max Sivaslian part faire le tour du monde dès l'âge de vingt ans. Pendant près de quinze ans, il va parcourir la planète pour photographier et rapporter des milliers de clichés. En 1992, il se rend Karabakh, alors plongé en pleine guerre et, pendant deux ans, il photographie sans relâche les combats en première ligne et la vie des civils soumis aux bombardements en tant que correspondant pendant tout le conflit de l'agence Sygma.
Il est installé depuis 1995 à Erevan, comme correspondant de presse, et poursuit son travail photographique.


 
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