André Villers, Rétrospective

11 avril 2000 -04 juin 2000

Musée de la photographie

L’artiste plasticien et photographe André Villers est né en 1930 à Beaucourt (près de Belfort). Atteint d’une tuberculose osseuse, il séjourne pendant huit ans au sanatorium de Vallauris, c’est pendant cette période qu’il s’initie à la photographie. Dès 1952, Villers vit ses premières expériences photographiques avec des clichés sur Vallauris et ses habitants.

En 1953, Picasso, qu’il vient de rencontrer, le prend en sympathie et lui offre son premier Rolleiflex. André Villers réalise de très nombreux portraits du peintre, et leur relation évolue sur la réalisation d’une œuvre en commun à quatre mains de centaines d’images fondées sur l’expérimentation photographique dont 30 images seront retenues pour être publiées sous le titre « Diurnes » (Paris, Berggruen,1962) accompagnées d’un texte original de Jacques Prévert. Le photographe réalisera de très nombreux portrait d’artiste célèbre (Léger, Calder, Hartung, César, parmi tant d’autres). A partir de 1970, André Villers à expérimenter une nouvelle façon de faire de la photographie en créant lui-même ses négatifs à partir de morceaux de papiers calques.

Au fil du temps, son œuvre photographique personnelle sera fondée sur la recherche de l’ombre et de la transparence, l’artiste cherchant à exploiter de multiples possibilités d’émulsions. A partir des années 2000, il réalise une série de papiers découpés. Son œuvre photographique est présente dans des musées importants en ce domaine (Chalon-sur-Saône, Charleroi, Mougins). Un musée de la photographie portant son nom est en effet créé à Mougins, dans les Alpes-Maritimes en 1986. L’artiste est mort en 2016 au Luc (Var).

« J’ai appris la photo dans l’établissement où j’étais soigné, mes permissions de sortie me conduisaient à Vallauris. En ballade, le Rolleiflex en bandoulière, à l’affût, j’étais à la recherche d’instantanés à la Cartier-Bresson, Brassaï, Doisneau…, toute ma connaissance photographique à cette époque. La rencontre avec Picasso, quelques moi après, allait modifier quelque peu mon point de vue… »