Bernard Plossu, couleur Fresson

21 décembre 2007 -16 mars 2008

Musée de la photographie

Pour la première fois en Europe, le Théâtre de la Photographie et de l’Image présente le travail couleur de Bernard Plossu ,130 photographies réalisées entre 1965 et 2005.

Bernard Plossu a la réputation d’être exclusivement un photographe en noir & blanc. C’est presque vrai ! Voici enfin, pour la première fois en Europe, ses photographies en couleurs, et toutes sont pratiquement inédites. Les premières datent de 1965, quand il commence à voyager au Mexique dans la jungle du Chiapas, les dernières de 2005. Mais ce sont plus que des photographies en couleurs, ce sont des tirages Fresson, ces fabuleux tirages mat au charbon, connus dans le monde entier comme étant les seuls dont les couleurs ne disparaîtront jamais.
En 1967, à Savigny-sur-Orge, Bernard Plossu rencontre Michel Fresson, le petit-fils de l’inventeur, son grand-père Théodore-Henri Fresson. Naissance d’une amitié, ils sont presque de la même génération, et collaboration fructueuse, ils sont tous deux photophiles. Notre relation a toujours été passionnante car il a son mot à dire, souligne aujourd’hui Bernard Plossu, et ses conseils me sont précieux dans le choix des images. Même mieux, je peux dire que j’ai fait des couleurs exprès pour le procédé Fresson tellement je l’aime.

Histoire d’une relation confiante et privilégiée, Plossu couleur Fresson révèle la chimie magique d’un photographe épris d’ouverture et d’un tireur perpétuant la tradition familiale.

Entretien avec Brigitte Ollier, extrait du catalogue de l’exposition.…

BP :J’ai immédiatement le coup de foudre, je ne m’attendais pas à ce qu’un tirage restitue aussi fidèlement les couleurs et l’ambiance du moment. C’est le papier mat qui permet cette sensation, avec le papier brillant, pour moi, c’est trop clinquant. Avec Fresson, pas de couleurs agressives et chaque tirage est unique, il y a presque du relief. On effleure les saisons, les arbres vibrent, le vent murmure… En un mot, Michel Fresson est mon traducteur.

B.O.: Pourtant, vous êtes un photographe en noir & blanc ?

BP : Je ne me vois pas comme un photographe en noir et blanc, la couleur m’inspire tout autant. Je n’ai pas d’exclusivité pour le noir et blanc, mais sans le procédé Fresson, est-ce que j’aurais fait de la couleur ?