Brassaï photographe. Sa rencontre avec Matisse

25 février 2012 -03 juin 2012

Musée de la photographie

Nice, quai des Etats-Unis, s.d. © Estate Brassaï - RMN

Hommage au legs de Gilberte Brassaï

En hommage à ce grand maître de la photographie et à l’occasion du legs de Gilberte Brassaï, consenti à la Ville de Nice au profit du musée Matisse et réalisé en 2011, le Théâtre de la Photographie et de l’Image et le musée Matisse organisent l’exposition : Brassaï photographe. Sa rencontre avec Matisse.

 Parcours de l’exposition

Le parcours de l’exposition permet de découvrir ou de revisiter l’œuvre photographique de Brassaï à travers plus de 140 tirages originaux réalisés par l’auteur.
Images du Paris cher à son cœur : Paris de jour dont il a su capturer l’essence et la lumière, Paris de nuit et Paris secret des années 30 où il a passé des nuits entières à observer les lieux et les gens et dans lequel il finissait par se fondre.
L’accent sera mis également sur « les Graffiti » qui représentent une partie importante de l’œuvre de Brassai. Il a été le premier à les considérer comme un art et pendant plus de trente ans, il les a photographiés suivant le vieillissement et l’évolution de ces témoignages de si peu d’importance qui sont pourtant l’essence même de la réalité.
Enfin, une salle est consacrée à des images puisées dans le legs, pour certaines moins connues, réalisées lors de ses nombreux séjours sur la Riviera qui nous font découvrir un Brassaï différent mais tout aussi attachant, ainsi qu’une partie du porte folio composé des 12 épreuves gravées sur plaque de verre des Transmutations.

Agnès de Gouvion Saint-Cyr

 « Brassaï possède ce don rare que tant d’artistes méprisent : une vision normale. Il n’éprouve nul besoin de déformer ou de distordre, nul besoin de mentir ou de prêcher. L’ordre vivant du monde, il ne changerait même pas d’un iota. Il voit le monde tel qu’il est et tel que peu d’hommes le voient, car rares sont les hommes doués d’une vision normale. Tout ce qui accroche son regard acquiert une valeur et un sens délaissés et ignorés pourrais-je dire à cet instant. Même dans le fragmentaire, le défectueux, le vulgaire, Brassaï décèle la nouveauté et la perfection. Il explore avec la même patience avec le même intérêt la lézarde d’un mur ou le panorama d’une ville. Voir, pour lui est une fin en soi. Car Brassaï est un œil, un œil vivant. »

Henry Miller