LEGACY – Yann ARTHUS-BERTRAND, Une vie de photographe-réalisateur

24 septembre 2021 -16 janvier 2022

Musée de la photographie

En marge du « Nice Transition Days », Festival international d’innovations écologiques, le Musée de la Photographie Charles Nègre propose au travers de 238 photographies, un regard sur  l’ensemble du  travail  de Yann Arthus-Bertrand qui constitue un état des lieux de notre planète et dénonce  l’empreinte de l’homme et les atteintes à son environnement.

Cette exposition, singulière dans sa scénographie et dans son format « hors les murs » en différents lieux à Nice, présentera les photographies iconiques de La Terre vue du ciel sur la Promenade du Paillon, la série Bestiaux illustrant les rapports de l’homme à l’animal sur la Place Pierre Gautier et une rétrospective du travail de Yann Arthus-Bertrand au Musée de la Photographie Charles Nègre, accompagnée de la diffusion de son nouveau film Legacy, présenté à Cannes en juillet 2021.

Commissaire de l’exposition – Catherine Arthus-Bertrand

LEGACY – Yann ARTHUS-BERTRAND, une vie de photographe réalisateur

Au Musée de la Photographie Charles Nègre

Le musée présente une rétrospective du parcours du photographe depuis 50 ans. Un parcours singulier et engagé des toutes premières photos prises au Kenya, à la série Les Français, portraits de métiers aujourd’hui disparus ou menacés, en passant par Chevaux, portraits de chevaux à travers le monde issus d’une centaine de races et type différents, ou encore le grand projet La Terre vue du ciel.

Lion se faisant mordre par son lionceau, réserve nationale du Maasaï Mara, Kenya
Une de mes photos préférées, je ne l’ai découverte que 6 mois après l’avoir faite. Mes films étaient envoyés en France pendant la saison des pluies et nous restions au Kenya © Yann Arthus-Bertrand
Valur, étalon Islandais monté par Linda Run. Lyngdalsheidi, au nord de Reykjavik, Islande © Yann Arthus-Bertrand

BESTIAUX

Place Pierre Gautier – Accès libre

Charly, taureau Blond d’Aquitaine âgé de six ans, fils d’Ulysse et de Tornade, avec son propriétaire Alain Moniot, de Renève, France © Yann Arthus-Bertrand

Fin des années 80, en passant devant le Salon de l’Agriculture, le photographe de presse qu’il est à l’époque, éprouve l’envie de retourner à ses premières amours : photographier les animaux. La célèbre manifestation annuelle est une opportunité : il installe un studio photo au Salon de l’Agriculture et choisit un assistant, Jean-Philippe Peter, qui lui enseigne la maîtrise des lumières artificielles.
En fond, la bâche sépia, celle qu’il a utilisée une première fois en Nouvelle‑Guinée et que l’on retrouve sur d’autres travaux. C’est un décor neutre qui appartient désormais à l’Histoire de la Photographie, puisque Nadar ou Irving Penn l’affectionnent déjà. Dans la prise de vue de ses portraits de bovidés, Yann Arthus-Bertrand assure que la force de son image réside dans la représentation du rapport de l’Homme à l’Animal, et inversement. C’est le lien qui unit ces deux espèces que recherche le photographe, ce lien qui l’intéresse et le fascine.
C’est aussi dans le contact à l’Homme que Yann Arthus-Bertrand puise son énergie, son plaisir et sa créativité. C’est dans cet échange qu’il forge son engagement militant en faveur du respect de l’autre et de la Terre. L’aventure du Salon de l’Agriculture s’étale sur toute une décennie, et « Bestiaux » fera l’objet d’un livre culte en 2006.

Lady, vache Simmental âgé de six ans et demi, fille d’Iverdon et d’Irma, championne de sa race au SIA Paris 2002, présenté par ses propriétaires Mme et M. René Rolland de Vaudremont, accompagnés par leurs enfants et petits-enfants pour leur dernière participation au SIA de Paris, France © Yann Arthus-Bertrand

LA TERRE VUE DU CIEL

Promenade du Paillon (Espace Jacques Médecin) – Accès libre

Shark Bay, bancs de sable dans la baie de L’Haridon Bight, péninsule Peron, Australie-Occidentale, Australie (26°12’ S – 113°43’ E) © Yann Arthus-Bertrand

L’œuvre d’une vie


Photographier et documenter tous les pays du monde en les survolant en hélicoptère, embrasser d’un regard la planète afin d’en montrer la beauté menacée, réaliser un constat historique et visuel sur l’impact de l’Homme sur la Terre… tels sont les enjeux du projet « La Terre vue du ciel » placé sous le haut patronage de l’UNESCO.

Shark Bay, bancs de sable dans la baie de L’Haridon Bight, péninsule Peron, Australie-Occidentale, Australie (26°12’ S – 113°43’ E) © Yann Arthus-Bertrand

Lors de ses reportages, Yann Arthus-Bertrand entend la préoccupation environnementale des scientifiques, des ONG et des habitants. Son besoin de comprendre est le premier déclencheur de l’aventure en 1991, année de création de son agence « Altitude ». Le deuxième sera la Conférence de Rio en 1992. La photographie aérienne est extrêmement contraignante et chère. Elle nécessite une équipe solide. Les autorisations de vol sont difficiles à obtenir. Le projet est colossal et le photographe déterminé. Sa femme est à ses côtés, ils hypothèquent leur maison pour le financer.
En 1994, il reçoit le soutien de l’UNESCO, puis de Fuji, de Corbis, d’Air France… Des terres vierges aux mégapoles, plus de 70 pays sont photographiés, plus de 14 300 lieux sont répertoriés, des milliers de pellicules utilisées, des centaines de milliers de photos légendées et, à la veille de l’an 2000, un état des lieux de la planète sort sous forme d’un livre, « La Terre vue du Ciel », aux éditions La Martinière. 424 pages superbement imprimées, 190 images spectaculaires accompagnées de textes précis. Du jamais vu ! Le livre est un best-seller, vendu à plus de 3,5 millions d’exemplaires en dix ans. « La Terre vue du ciel » est le livre-photo le plus vendu de l’Histoire.

Marché à Cité Soleil, arrondissement de Port-au-Prince, Haïti (18° 34’ 26,31” N – 72° 19’ 56,47” O) © Yann Arthus-Bertrand

Conforté par ce succès, Yann Arthus-Bertrand déploie son activisme et part à la rencontre du grand public en inventant l’accrochage photo dans la rue. « La Terre vue du ciel » sera la première exposition sur les grilles du Sénat en mai 2000.
De nos jours, « La Terre vue du ciel » continue à s’enrichir et voyage à travers le monde. Ce projet environnemental s’inscrit dans les grands travaux de l’Histoire de la Photographie, à l’instar d’Edward Curtis qui documenta dès 1907 « Les Indiens d’Amérique du Nord » ou plus récemment « Genesis » de Sebastião Salgado.
« La Terre vue du ciel » souligne, plus que jamais, que les niveaux et modes actuels de consommation, de production et d’exploitation des ressources ne sont pas viables à long terme. Il illustre une étape décisive où l’alternative qu’offre le développement durable doit aider à provoquer les changements qui permettront de « répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

Labour traditionnel près du Lac Tana, Région Amhara, Ethiopie (11° 56’ 10,34” N – 37° 33’ 52,51” E) © Yann Arthus-Bertrand
Labour traditionnel près du Lac Tana, Région Amhara, Ethiopie (11° 56’ 10,34” N – 37° 33’ 52,51” E) © Yann Arthus-Bertrand

LE FILM – LEGACY, Notre héritage

Dix ans après le film Home qui a connu un succès planétaire, Yann Arthus Bertrand revient, avec Legacy, sur sa vie et cinquante ans d’engagement. C’est son film le plus personnel. Le photographe et réalisateur raconte avec émotion l’histoire de l’homme et de la nature. Il livre une vision sensible et radicale de notre monde qu’il a vu se dégrader le temps d’une génération. Il dévoile une planète plus que jamais en souffrance, une humanité déboussolée, se mentant à elle-même depuis des décennies, incapable de prendre au sérieux la menace qui pèse sur elle et sur tous les êtres vivants. Aujourd’hui, nul ne peut plus ignorer la catastrophe écologique en cours. L’Homme, en voulant transformer, dominer et détourner l’énergie, cette source incroyable de progrès, a déséquilibré l’ordre naturel des choses. Le déni n’est plus une option. C’est notre survie sur Terre qui est en jeu et nous en sommes tous responsables. Legacy nous donne les raisons et le courage d’affronter cette vérité. Nous devons nous réconcilier avec la nature. Yann Arthus-Bertrand nous livre ici son héritage, notre héritage. Derrière la beauté de ses images, c’est un puissant cri du cœur. Il existe des solutions dans le film ; chacun peut accomplir des gestes forts pour la planète et l’avenir de nos enfants.
Film sorti en janvier 2021 et présenté à Cannes en juillet 2021 pour le lancement de la 6e édition de la Semaine du cinéma positif.

HORAIRES DE DIFFUSION 10h30, 13h et 15h30

Réalisation : Yann Arthus-Bertrand

Durée : 1h40

Exposition réalisée avec le soutien de

Grand mécène de l’exposition

http://www.yannarthusbertrand.org/


Événement associé

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25 septembre 2021 - 10:00