Nick Danziger, Femmes face à la guerre

22 novembre 2008 -22 février 2009

Musée de la photographie

Le Théâtre de la Photographie et de l’Image présente une exposition de 80  portraits de femmes en noir et blanc de Nick Danziger. Ces photographies ont été réalisées en 2001 dans le cadre d’une étude effectuée pour le Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Intitulée Femmes face à la guerre, elle dénonce le non respect des femmes touchées par un conflit armé.

Nick Danziger a ainsi réalisé 11 portraits de femmes aussi bien en Afghanistan, dans les Balkans, en Israël, dans les Territoires Occupés et Autonomes, en Sierra Leone et en Colombie. Il y a celles, victimes de violences, mutilées, violées, celles détenues, parce que combattantes ou soupçonnées d’intelligence avec l’ennemi, celles, encore, cheffes de famille, sur les épaules desquelles repose toute la subsistance du foyer, celles, enfin faisant face à l’espoir ténu qui défie le deuil tant que preuve n’est pas faite de la mort d’un mari, d’un père ou d’un fils.
Que sont devenues Mariatu, Shinaz, Sarah, Amanda, Qualam, Dzidza, Olja, Efrat, Mah-Bibi, Zakiya, Nasrin, les 11 héroïnes anonymes de cette exposition ? Elles sont là, sous notre regard, incarnant une souffrance intemporelle, universelle, celle des femmes face à la guerre, atteintes dans leur dignité, en lutte pour leur survie et subissant des conflits auxquels elles demeurent, pour la plupart, étrangères. Elles sont des millions à se battre aujourd’hui dans l’oubli, pour survivre, se reconstruire, protéger leur foyer, s’accrocher à l’hypothétique retour d’un proche porté disparu et se préparer, sans se résigner, au deuil impossible. Au-delà de cette souffrance, deux mots réunissent ces femmes: courage et colère.

Par ce travail le CICR et Nick Danziger en appellent à la responsabilité des Etats qui se sont engagés à «respecter et à faire respecter en toute circonstance» le droit international humanitaire.C.I.C.R : Les femmes face à la guerre.Ces photographies ont été réalisées en 2001 à la demande du Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Elles sont destinées à une étude intitulée Les femmes face à la guerre visant à donner une image plus précise des besoins des femmes touchées par un conflit armé.

L’idée de cette étude est née en 1998. Elle se concentre sur des questions telles que la sécurité physique, la violence sexuelle, les personnes déplacées, l’accès aux soins de santé et à l’hygiène, à l’alimentation, à l’eau et au logement. Elle traite en outre du problème des proches portés disparus et ses conséquences pour les rescapés, de l’accès à des papiers d’identité personnels et à des moyens de subsistance, ainsi que des situations de détention et d’internement. Le CICR appelle à la responsabilité des 193 Etats qui se sont engagés à « respecter et à faire respecter en toute circonstance » le droit international humanitaire.

Fondé en 1863, le CICR est à l’origine des Conventions de Genève et du Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont il dirige et coordonne les activités internationales dans les conflits armés et les autres situations de violence.

Organisation impartiale, neutre et indépendante, le CICR a pour mission de protéger la vie et la dignité des victimes de conflits armés et d’autres situations de violence, et de leur porter assistance. Le CICR s’efforce également de prévenir la souffrance par la promotion et le renforcement du droit et des principes humanitaires universels.